‹ Les chemins de fer (volume 5)Chapitre 172 sur 227 · TROISIÈME PARTIE. —LES GARES · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. —LES GARES

duit dans le tender, au moyen du boyau en cuir, dont chaque tubulure est -munie.

A quoi sert cette petite ouverture de la partie inférieure? Ce n'est autre chose, que la porte d'un calorifère dont le tuyau traverse le réservoir; l'eau ge trouve ainsi chauffée d'avance et économiquerment, puisqu'on a soin de ne brûler que des combustibles de rebut.

Quatre ou cinq mètres cubes, telle est la capacité de cette grue : c'est, vous le savez, celle d'un tender ordinaire.

Vous verrez aussi, dans les gares de différentes lignes, des colonnes en fonte munies de boyaux, mais sans réservoir. L'eau arrive à ces appareils par des conduites souterraines; mais ils offrent deux genres d'inconvénients assez graves : l'eau gèle en hiver dans les conduits, et la longueur du parcours rend un peu longue l'opération du remplissage.

Enfin, vous apercevez là-bas un petit bâtiment de forme rectangulaire, quelquefois circulaire ou polygonal, avec un petit appendice, où une machine fixe est installée.

La partie supérieure est un réservoir d'eau, de

grande dimension, contenant une soixantaine de

mètres cubes, souvent davantage. Vous devinez sans

peine, quelle est la fonction de la machine à vapeur,

ointe au réservoir : elle fait mouvoir des pompes

aspirantes, qui conduisent le liquide, de la prise d'eau dans la capacité supérieure.

Outre ces appareils, les grandes gares, celle de la Chapelle au chemin du Nord, paf exemple, ont

Fig. 91. Réservoir d'eau pour le service des locomotives.

des réservoirs plus considérables, dont la capacité, atteint 250, 300 mètres cubes, et dont l'eau, en raison même des dimensions, craint bien moins la gelée. Ce sont de grands cylindres, en plaques de tôle boulonnée, recouverts de feuilles de zinc.

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