‹ Les chemins de fer (volume 5)Chapitre 195 sur 227 · QUATRIÈME PARTIE. —L'EXPLOITATION · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE. —L'EXPLOITATION

Faisons maintenant ensemble une tournée dans les stations et sur la voie, et demandons à ce chef de gare les explications qui nous sembleront utiles à l'intelligence de l'important service des signaux, Laissons-lui la parole.

— Avant de vous montrer les appareils fixes établis dans toutes les stations, en nombre qui varie avec l'importance des gares, il est bon, peut-être, de vous faire remarquer que les signaux sont presque tous adressés aux mécaniciens. En lisant le règlement particulier qui les concerne, eux et leurs chauffeurs, règlement arrêté d'un commun accord entre toutes les compagnies qui forment le syndicat du chemin de fer de ceinture, vous vous rendriez parfaitement compte de ce que vous désirez connaître. Il est vrai que cela ne vous initierait point au mécanisme des appareils.

Il va de soi, en premier lieu, que l'absence de tout signal indique une voie libre. Dans ce cas, un train n'a donc qu'à continuer sa marche normale, à moins d'un obstacle subit qui n'a pu, dès lors, être signalé par les garde-voies. De même, en thèse générale,. sur tous les points de la ligne, à toute heure de jour et de nuit, les employés doivent prendre les dispositions réglementaires, comme si un train était attendu, et cela en prévision des trains extraordinaires non annoncés.

Vous savez déjà que les signaux se distinguent en

signaux fixes et signaux à la main. Un mot d'abord de ceux-ci. Un petit drapeau vert ou rouge, tantôt roulé, tantôt déployé, telle est la baguette magique confiée aux gârde-voies, cantonniers, aiguilleurs, aux gardiens des passages à niveau, et à laquelle obéit le mécanicien.

Roulé , le drapeau, quelle qu'en soit la couleur, indique la voie libre;

Déployé, le drapeau vert marque ralentissement ;

Le drapeau rouge déployé, arrêt immédiat, ou du moins, aussi prompt que les moyens le permettent.

— Port bien. Mais la nuit, un drapeau n'est pas toujours visible, ni sa couleur aisée à distinguer.

— Aussi les signaux de nuit à la main consistentils en une lanterne, que le garde présente au train en marche, et dont le feu est tantôt blanc, tantôt vert ou rouge, selon la couleur du verre interposé. Feu blanc immobile, voie libre; vert, ralentissement ; rouge, arrêt immédiat. 11 est des circonstances, et ce sont précisément les plus impérieuses, où un drapeau rouge, une lanterne à verres de couleur font défaut. Comment faire, dans ces cas d'urgence? On est convenu que l'arrêt serait commandé, de jour, en remuant rapidement un objet quelconque» ou encore en élevant les bras de toute leur hauteur; de nuit, par une lumière vivement agitée.

Tenez, voyez ce garde- voie.

Fig. 102. Signaux à la main; voie libre.

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