‹ Les chemins de fer (volume 5)Chapitre 194 sur 227 · QUATRIÈME PARTIE. — L'EXPLOITATION · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE. — L'EXPLOITATION

chent sur une môme voie, dans le même sens, d'où peuvent résulter des rencontres imprévues;

Que l'état de la voie, objet d'une surveillance continue, est sujet cependant à rendre impossible la circulation en un point : bris de rails, obstacles matériels, dégâts produits par les orages, réparations forcées, peuvent nécessiter le ralentissement ou l'arrêt;

Que les trains réglementaires ne sont pas les seuls qui circulent, et qu'un train extraordinaire, non attendu, doit être signalé sans retard ;

Que les tranchées dans les courbes, le passage dans les tunnels, les aiguilles, changements et croisements de voie doivent être l'objet d'une attention suivie ;

Que la nuit, les brouillards, les neiges, sont des causes fréquentes de ralentissement et d'arrêt, et dès lors nécessitent, avec les précautions les plus grandes, des avertissements continuels;

Que les accidents enfin qui peuvent survenir, soit à la locomotive, soit au matériel d'un convoi, donnent aux demandes de secours et aux signaux d'avertissement l'urgence la plus pressante.

Ai-je tout dit? Non, sans doute; mais la description qui va suivre rendrait superflus des détails plus minutieux.

Les signaux employés dans l'exploitation des chemins de fer peuvent être rangés en diverses caté-

gories, d'abord selon le but qu'ils sont destinés à atteindre, puis selon la nature des moyens ou des appareils adoptés.

En nous plaçant à ce dernier point de vue, nous trouverons successivement :

Les signaux fixes, placés en des points déterminés et invariablement fixés à la voie;

Les signaux mobiles, qu'on peut à volonté poser sur un point quelconque de la ligne;

Les signaux de locomotive, confiés spécialement aux mécaniciens pour le service même des trains ;

Le télégraphe électrique, qui fait évidemment partie des signaux fixes, mais qui mérite d'en être distingué par son originalité et son importance.

Nous plaçons-nous maintenant au point de vue de la nature des avertissements à transmettre, nous verrons que tout se réduit à indiquer, en temps opportun et à distance suffisante :

Que la voie est libre ;

Que le train averti doit ralentir ou arrêter complètement sa marche;

Qu'un train demande du secours, une locomotive de relai ou de renfort;

Enfin — et c'est surtout le cas du télégraphe électrique — qu'il y a lieu d'exécuter certaines prescriptions spéciales imprévues, ou impossibles à traduire dans le langage simple des autres signaux.

Page 1