‹ Les chemins de fer (volume 5)Chapitre 200 sur 227 · QUATRIÈME PARTIE. — L'EXPLOITATION · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE. — L'EXPLOITATION

traordinaires sont annoncés par le train qui précède, le jour par un drapeau vert arboré à la droite du train, dans le sens de la marche ; la nuit, par une lanterne à feu vert , placée de la même façon.

Il ne me reste donc plus, qu'à vous dire un mot des signaux propres au train lui-même, ou pour mieux dire à la locomotive, et dont le mécanicien a la manœuvre. Je veux parler des coups de sifflet. Qui de vous n'a eu les oreilles plus ou moins agacées par ces perpétuels sifflements dont retentissent les gares ou les trains en marche, sifflements aigus, brefs, prolongés, saccadés.... Eh bien 1 chacune de ces notes stridentes a un sens précis, un langage qui réclame de ceux à qui il s'adresse l'attention la plus suivie, l'obéissance la plus impérieuse. Deux mots vous en apprendront bien vite le secret.

Un coup de sifflet prolongé indique l'attention ;

Deux coups saccadés commandent aux vigies et au chauffeur de serrer les freins ;

Un coup bref, de les desserrer.

C'est à l'approche des stations, des tranchées courbes, des passages à niveau, à l'entrée et à la sortie des tunnels, avant de mettre la machine en route, ou enfin quand la voie ne lui paraîtra pas complètement libre, que le mécanicien use de ce genre de signal.

A-t-il besoin d'une locomotive dç relai ou de

renfort, et se trouve-t-il dans le voisinage des dépôts? C'est par des coups de sifflet longs et prolongés qu'il avertit de cette demande.

S'il se dirige vers une bifurcation, c'est par un coup de sifflet d'attention qu'il indique à l'aiguilleur qu'il va prendre la voie de gauche ; par trois coups semblables, c'est-à-dire allongés, s'il veut aller à droite.

Enfin, les règlements recommandent aux mécaniciens de faire un fréquent usage du sifflet à vapeur, dans les temps de brouillards, pendant toute la durée du parcours sur la ligne*

Toutes les fois, que la distance à laquelle on doit transmettre un signal, ne dépasse pas une faible longueur — quelques centaines de mètres, un kilomètre au maximum — on emploie les appareils que je viens de vous décrire. Tous sont basés sur la possibilité de la vue distincte d'un objet matériel, ou sur l'audition d'un son ou d'un bruit, c'est-à-dire sur des phénomènes très-limités.

Mais que la distance dont il s'agit vienne à s'accroître, dans une proportion ug peu grande, et les signaux ordinaires sont d'une insuffisance évidente - C'est alors, que la télégraphie électrique est venue offrir au service de l'exploitation des voies ferrées, ses qualités précieuses, l'immense ressource d'une transmission rapide, et d'une précision qui traduit Tordre transmis avec ses plus minutieux détails.

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