QUATRIÈME PARTIE.— L'EXPLOITATION
des compagnies. Lés voies nouvelles sont l'objet d'incessantes études , et les améliorations s'y introduisent au fur et à mesure des indications de l'expérience, avec la prudence nécessaire. La plupart des lignes voient s'accroître chaque année leur matériel, devenu insuffisant par l'augmentation du trafic. On parle même de construire une troisième voie sur quelques-unes d'entre elles.
Dans cette description familière des chemins de fer, c'est la France que j'ai dû avoir surtout en vue. Le peu de statistique, dont je me suis hasardé à offrir les tableaux à mes lecteurs, concernait le réseau des voies françaises. Mais je pense qu'ils ne me sauront pas mauvais gré pour cela de terminer par quelques détails curieux de statistique générale, par un aperçu sur le développement des chemins de fer dans toutes les parties du monde.
Voici quelle était, au 1 er janvier 1861, l'étendue des lignes exploitées sur notre globe : %
Europe 52 476 Vil ayant coûté 20 milliards 780 millions.
Asie 2295 — 870 —
Afrique 371 — 112 —
Amérique sept 10 . 54388 — 6 — 770 —
Amérique mérid ,e 794 — 246 —
Australie 560 — 250 —
Total général. . 110 884" 1 — 29 milliards 028 millions.
Sur ce nombre de 52 476 kilomètres, l'Angleterre figure pour 16786 kilomètres; la France pour 9278 kilomètres; l'Autriche pour 5544; la Prusse
pour 5070; l'Allemagne pour 5180; la Belgique pour 1530.
Je n'ai pas besoin de faire ressortir le chiffre considérable relatif au réseau de l'Amérique au Nord. Mais il ne faut pas oublier qu'avec un développement kilométrique dépassant la longueur des chemins de fer d'Europe, la dépense totale de premier établissement est à peine le tiers de la somme consacrée aux chemins européens. N'est-ce pas là une des raisons qui ont contribué à la supériorité américaine en matière de railway; supériorité toute numérique d'ailleurs, la qualité étant loin d'être ici en rapport avec la quantité? Quant à l'Asie, à l'Afrique et à l'Australie, c'est au génie colonisateur, à l'intelligente activité de nos voisins d'outre- Manche, que sont dus la plupart des chemins construits sur leur territoire.