‹ Les chemins de fer (volume 5)Chapitre 36 sur 227 · PREMIÈRE PARTIE. — LA VOIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — LA VOIE

Si le remblai doit être composé de couches glaiseuses, l'ingénieur préviendra les inconvénients de cette sorte de terre, qui s'amollit sous l'action des pluies, se dégrade et donne lieu à des glissements et à des éboulements, en la recouvrant d'épaisses couches d'autre nature. Enfin, il faut aussi prévoir et prévenir le glissement d'un remblai, construit sur le flanc d'un coteau d'une pente un peu prononcée. C'est à la solution de tous ces problèmes, qu'il fait bon voir nos ingénieurs lutter d'invention et d'habileté, variant les moyens selon les circonstances, et joignant les leçons de l'expérience aux considérations de la théorie !

Il resterait donc beaucoup à dire, beaucoup à voir, en ce qui concerne les travaux de terrassement, les remblais et les tranchées, si je ne craignais de me laisser envahir par le démon de la technique, si semblable au démon de l'ennui. Je dirai donc bien vite à votre oreille, lecteur, et pour en finir, que l'inclinaison des talus, dans les remblais comme dans les tranchées, varie suivant une foule de circonstances qui tiennent à la nature du sol, des matériaux, et au prix d'achat des terrains ; que, dans le cas où la voie traverse des terres d'un grand prix, dans les villes ou à leurs abords, on diminue l'inclinaison des talus, par suite la surface qu'occupe le chemin, en les recouvrant, soit de murs en maçonnerie, soit de perrés en pierres

sèches : c'est là un moyen, qui sert aussi à préserver les couches extérieures des vicissitudes atmosphériques , quand il y a danger d'éboulement. Le chemin de fer de Vincennes traverse, à Paris, le faubourg Saint-Antoine, sur un véritable viaduc dont les arcades sont construites, mi -partie en pierres de taille', mi-partie en briques. Mais l'établissement de la voie est alors une question d'art, non plus de terrassement.

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