PREMIÈRE PARTIE. — LA VOIE
profil indiqué par des lignes ponctuées, former la galerie régulière du souterrain :
Kig. 22 et 23. Percement d'un tunnel ; galerie provisoire.
C'est une coupe en travers du tunnel; la partie ombrée marque les points du massif encore intacts; au milieu, se trouve la galerie provisoire munie de ses étais. Dans certains cas, ce premier canal est creusé à la hauteur du niveau de la vbie. Voici maintenant trois autres coupes, correspondant à diverses phases de la construction du souterrairi.
Fig. 24 et 2S. Construction de la maçonnerie de la voûte et des pieds-droits.
Dans la figure 23, la galerie provisoire a été progressivement élargie, de façon à permettre la construction du cintre en maçonnerie; ce qui a nécessité de nouveaux étais en charpente. Le cintre est entièrement construit dans le dessin qui suit, et les travaux de déblayement continuent. Enfin, sauf un massif servant à soutenir la charpente, les déblais sont terminés dans la figure 25, et Ton voit commencée la maçonnerie des pieds-droits de la voûte.
Disons maintenant que la marche à suivre, pour la construction des souterrains, varie beaucoup, et cela, suivant des éléments qu'il est superflu de rappeler, puisqu'ils se rencontrent à peu près dans tous les travaux analogues : nature du sol, profil du terrain, distance des points où Ton doit déposer les déblais, position des carrières où Ton se procure les matériaux, degré de vitesse enfin avec laquelle il faut mener l'entreprise.
Comme le percement des tunnels est une des opérations les plus importantes de la construction des chemins de fer, non-seulenîent au point de vue de la dépense, iftais encore à cause de la durée quelquefois considérable du travail, on conçoit que l'ingénieur ne néglige aucun moyen d'en accélérer l'achèvement. Tiser à l'économie, au delà d'une certaine mesure, serait un mauvais calcul : on retarderait ainsi l'ouverture et l'exploitation de la ligne entière, et, pour épargner june dépense d'un