‹ Les chemins de fer (volume 5)Chapitre 50 sur 227 · PREMIÈRE PARTIE. — LA VOIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — LA VOIE

On cite plusieurs exemples, en France comme en Angleterre, de ponts provisoires en charpente, à l'intérieur desquels on a construit les ponts définitifs, en maçonnerie et en tôle. Eh bien, on a pu démonter ces ouvrages, sans que le service des convois ait eu à -souffrir un seul jour d'interruption, pendant toute la durée des travaux. Ne dirait-on pas, au mystère près, voir un papillon sortir étincelant de la chrysalide, où la chenille rampante s'est enfermée, et se débarrasser du cocon provisoire qui a servi à sa métamorphose?

Plus hardie que la vieille Europe, plus pressée surtout de construire force lignes de fer à peu de frais, l'Ame, ique laisse là le plus souvent, au contraire, les ponts et viaducs en maçonnerie pour les ponts en charpente. Au risque d'accidents souvent terribles, ses rails-ways franchissent les plus larges et les plus rapides courants, comme les plus dangereux marécages, sur des constructions à peine terminées, sans parapets, sans tabliers. Une catastrophe arrive : qu'importe? L'Américain pousse, sans y songer plus, son *go a head, » reconstruit sa charpente; et la locomotive de siffler de plus belle, au-dessus du lieu du sinistre !

En Europe, les ouvrages d'art sont la plupirt de véritables monuments. Qu'il s'agisse de viaducs d'une faible importance, comme ce pont voisin de la gare de Rambouillet; ou d'une œuvre un peu plus con-

sidérable, comme le pont à trois arches, sur lequel

Fig. 30. Pont biais près la gare de Rambouillet.

Fig. 31. Viaduc de l'Yvette.

le chemin d'Orléans franchit la rivière de l'Yvette;

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