‹ Les chemins de fer (volume 5)Chapitre 83 sur 227 · PREMIÈRE PARTIE. — LA VOIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — LA VOIE

pendant la nuit, de laisser la route libre aux piétons et aux voitures, il y a toujours, aux deux côtés de la voie, deux barrières qui peuvent fermer au besoin le passage à niveau. Un gardien est chargé de ce service.

Qui ne sait , enfin , que la voie de fer est protégée dans toute sa longueur par une clôture, le plus souvent formée d'un treillage en bois, quelquefois en fil de fer ? Sans cette précaution, la ligne resterait librement ouverte, en une foule de points non-surveillés, au passage des piétons, et, qui pis est, des bestiaux. Il est avantageux de garnir extérieurement ces clôtures de haies vives , qu'il suffit d'entretenir une fois poussées.

Maintenant, lecteur, si je suis parvenu au but que je m'étais proposé d'atteindre, vous devez avoir une idée, suffisamment claire et complète, de la construction de la voie et de l'installation de son matériel fixe. Sans doute, bien des détails nous auront échappé; sans doute, en plus d'un point de mes descriptions ou de mon récit, il a dû vous échapper quelques mouvements d'impatience, à la lecture d'une page un peu trop aride; mais j'ai cru devoir compter sur votre bonne volonté et votre intelligent concours. Bientôt, c'est la locomotive, c'est le matériel roulant, le mouvement lui-même, qui vont faire l'objet de notre examen. Ce sont certes choses assez intéressantes par elles-mêmes,

pour n'avoir pas besoin d'autre attrait que celui de la curiosité pure. Toutefois je veux réclamer encore, pour une autre partie de mon récit, le bénéfice de votre bienveillance.

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