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QUATRIÈME PARTIE. — LES GARES

rées, les grands ateliers, au contraire, sont autant de fabriques complètes des machines, des voitures, de tout le matériel enfin : forges, montage, ajustage, chaudronnerie, menuiserie, peinture, etc., tous les détails, comme l'ensemble d'une complète fabrication, s'y trouvent rassemblés.

Jetez un coup d'œil sur ce plan (fig. 87).

Il vous donnera, j'espère, une idée suffisamment exacte de l'ensemble et des détails des bâtiments qui composent les ateliers d'une grande ligne : toutes les voies de service, plaques tournantes, chariots nécessaires aux manœuvres, sont assez faciles à reconnaître pour que je me dispense de les indiquer autrement que par la légende suivante :

A Atelier des forges. J Atelier de réparations.

A' Forges. a Compteur à gaz.

. B Ateliers d'ajustage. b Embarcadère des locomotives.

CG — de montage. ce Grues.

D — de peinture. d Bascule.

E — des voitures. e Maison d'habitation.

F — de carrosserie. fff Chemin pierre.

G Bureaux des ateliers. g Octroi.

H — des études. hhhh Lieux.

— du chet et du sous-chef des i Scierie, ateliers de la carrosserie, k Magasins.

Nous avons aftecté à la grande gare qui forme l'une des extrémités du réseau de Paris à la Méditerranée le nom de tète de ligne, qui semble lui convenir en effet. Toutefois n'oublions pas que, par la multiplication des voies qui croisent dès maintenant en tous sens le territoire de notre

pays, cette dénomination perd de plus en plus de sa valeur exclusive.

Grâce aux chemins de fer de ceinture, les trains peuvent aujourd'hui traverser Paris sans dérailler, et les marchandises débarquées au Havre vont, sans coup férir, se transborder sur les quais de la Joliette. Les gares de Paris ne sont donc plus, à vrai dire, des têtes de ligne, bien qu'elles en conservent l'importance relative.

Si de ces immenses gares de premier ordre nous passons aux véritables gares intermédiaires, nous verrons leur étendue diminuer peu à peu, les voies de service moins nombreuses, les bâtiments, magasins, remises, se réduire insensiblement, jusqu'à devenir un simple abri pour les voyageurs et leurs bagages.

Cette transition se fait par degrés presque insensibles. Je me borne à vous en donner deux échantillons. Voyez d'abord le plan de la gare de Màcori (fig. 88). C'est un diminutif, encore assez complet, de la gare de Paris, puisque vous y retrouvez, avec une assez vaste halle pour les voyageurs, des bâtiments pour les messageries, marchandises à petite vitesse, remises de locomotives et de voitures, ateliers enfin. C'est que Mâcon est le point de départ d'un embranchement d'une assez grande importance, celui qui relie Paris à Genève par la Bourgogne.

La gare de Fontainebleau, dont la figure 89

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