‹ Les chemins de ferChapitre 129 sur 139 · QUATRIEHF, PARTIE. — LES GARES · texte numérisé non relu

QUATRIEHF, PARTIE. — LES GARES

de leurs bagages, les salles de distribution des billets, enfin les salles d'attente.

La grande halle sons laquelle viennent s'ahriter les convois est évidemment, pouf chaque gare, et surtout pour les tôles de ligne ou gares extrêmes, le morceau capital du monument , centre autour

duquel convergent toutes les autres parties de l'édifice. C'est lui qui donne le style à tout le reste. Le fer et la fonte, le bois et la pierre concourent à sa construction. C'est là que le génie des architectesingénieurs s'est vraiment donné pleine carrière. Quelle hardiesse dans ces arcades qui supportent

d'élégantes colonnes de fonte, dans ces nefs aux nervures déliées, où chaque ornement a sa raison d'être, où chaque pièce utile sert à la décoration générale! Les voyageurs passent si vitç, en courant des salles d'attente aux voitures, ou des voitures aux portes de sortie, que je dois mettre sous les yeux du lecteur, à l'appui de mes commentaires, quelques vues de gares, prises à l'intérieur des halles.

Yoici d'abord (fig. 91) la grande nef de l'embarcadère du chemin de Strasbourg à Paris, composé d'un seul vaisseau en plein cintre d'une grande hauteur. Un vitrage qui règne dans une grande partie dq la longueur des combles en éclaire l'intérieur, et Ton peut voir en outre, dans le fond de sa halle, la grande rosace qui décore le fronton extérieur de la gare et projette la lumière venant du côté du midi. Au nord, la halle est ouverte dans toute sa hauteur par l'immense porte cintrée sous laquelle les trains viennent déposer leurs flots de voyageurs. Jetez maintenant un coup d'œil sous ce vaste hangar (fig. 92), remarquable par Tarnpleur de ses proportions, il permet aux voituriers et aux piétons de circuler à Taise; d'ailleurs fort simple et sans prétentions à l'effet, il est divisé en deux par une rangée de colonnettes élégantes qui supportent la double toiture vilrée. C'est Tintérieur de la gare du chemin de l'Ouest dont la façade extérieure (fig. 95) embellit le côté gauche

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dti boulevard Montparnasse, à Paris. Je ne sais si le lecteur trouvera nia critique trop sévère, mais il me semble une l'ensemble, dans la première et la seconde de ces balles, ]jèelie par défaut d'harmonie. La lourdeur mi peu ambitieuse des parties

lassives de la maçonnerie contraste avec l'élégante el légère simplicité des charpentes métalliques.

Je nie rappelle certaines gares de province, en général moins importantes que celles qu'on vient

de voir, mais elles ne paraissent pas mériter un tel reproche; je citerai les halles de Dijon, de Màcon et de Perraehe.

N'aurais-je pas dû, pour suivre un ordre plus naturel, vous faire pénétrer d'abord dans les vestibules où se fait la distribution des billets et de là visiter avec vous les salles d'attente? Mais qui

ne connaît, pour les avoir arpentés en tous sens, ces longs couloirs décores de cadrans indiquant l'heure, le quantième du mois, et tapissés de cartes géographiques rayées de rubans noirs ou rouges, longues traînées de fer, de fumée, de feu qui sillonnent aujourd'hui l'Europe dans toutes les directions? Qui ne tonnait également les salles d'attente,

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