‹ Les chemins de ferChapitre 15 sur 139 · PREMIÈRE PARTIE. — LA VOIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — LA VOIE

minutieuses mesures il faut exécuter pour en arriver là, ce serait l'affaire d'un volume : je ne me hasarderai donc pas plus loin. Déjà peut-être ai-je dépassé les homes et abusé de la patience du lecteur, qui n'a pas les mêmes raisons que le divin Platon pour honorer la géométrie.

Permettez cependant que je soulève un autre

coin du voile : la vérité est que des moyens plus précis encore et, en somme plus prompts, sont à la disposition de l'ingénieur. Théodolites, cercles répétiteurs, voilà pour les instruments. Trigonométrie, géométrie analytique, logarithmes, voilà pour le calcul.... Mais Dieu me garde de pénétrer plus avant dans ce sanctuaire! Plus d'un parmi

tfefe CHEMINS DE FER.

mes lecteurs me laisserait sans pitié sur le seuil. Un mot maintenant de la seconde opération, de

celle que les géomètres nomment nivellement.

Niveler! Que ce mot ne vous effraye point, je

vous prie. Les niveleurs que nous allons voir à

l'œuvre n'ont rien qui permette de les confondre

avec les farouches sectaires de l'histoire.

Bien plus, si les opérations géométriques qu'ils exécutent sont quelque peu arides à décrire, quand le papier, l'écriture et le dessin sont les seuls truchements pos- ^ sibles, il n'en

Fig. 5. Canevas topographique. est pas tOU-

jours de même, croyez-le, sur le terrain. Là, elles ne laissent pas que d'avoir leur côté pittoresque. N'avez-vous jamais vu, à travers champs, ces bandes joyeuses déjeunes gens la plupart • sortis de nos écoles, portant en bandoulière, avec les instruments de leur métier, niveaux, grapho-

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Fig. 4. Construction d'un triangle.

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