‹ Les chemins de ferChapitre 29 sur 139 · PREMIÈRE PARTIE. — L\ VOIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — L\ VOIE

techniques de la construction. Entre ces deux autres points, au contraire, la voie tourne, s'infléchit de dix manières, pour aller chercher le trafic, voyageurs et marchandises au prix d'ouvrages d'art ou de terrassements souvent fort dispendieux.

Tantôt enfin notre chemin de fer affronte la concurrence d'une voie navigable, canal ou rivière ; tantôt il la laisse en possession de son privilège, et court chercher ailleurs d'autres ressources. Un jour viendra où ces divers moyens de transport, loin de se supplanter, se suppléeront; alors on s'étonnera de ces rivalités quelque peu mesquines qui d'ailleurs, si elles étaient fondées, ne prouveraient qu'une chose : la relative pauvreté productrice de notre époque 1 .

1. Il est aujourd'hui prouvé que l'ouverture des lignes de fer n'a pas diminué d'une manière sensible la circulation sur les routes de classes diverses; dans un grand nombre de contrées, cette circulation s'est au contraire accrue dans une remarquable proportion. Je ne serais pas éloigné de croire que cet accroissement, relatif aux marchandises aussi bien qu'aux voyageurs, est en grande partie la conséquence de l'exploitation de la ligne ferrée elle-même; et je suis persuadé que le lecteur développera, sans plus d'explication, les motifs de cette manière de voir.

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