TROISIÈME PARTIE. — RÉFECTION DE LA VOIE
formes, ces deux-ci, par exemples {fig. 57 et 58). Le type dont la tige est la plus élancée — rail
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Fig. ST. Rail â palin; type Vlgnole.
Vignole — offre une résistance à l'écrasement évidemment supérieure. On les nomme rails àpatins,
parce qu'ils sont terminés à la partie inférieure, iion plus par un bourrelet, mais. par une semelle
au patin , qui permet de les appuyer sur les traverses sans l'intermédiaire du coussinet.
Des chevillettes en fer pénètrent par des trous pratiqués d'avance dans la semelle, et fixent le rail à la traverse; ou bien, des crampons également en fer maintiennent et serrent contre le bois la bande métallique. Ce dernier mode d'assemblage est préféré; vous devinez pourquoi : c'est que la traverse peut être fixée de la sorte en un point quelconque du rail, avantage que n'offre pas le premier mode 1 .
Deux autres formes de rails ont été récemment l'objet d'essais importants. Le premier type — rail Brunel — supprime, comme le rail à patins» le coussinet; il se fixe à la traverse soit par des chevillettes, soit par des crampons. L'autre forme — rail Barlow — va plus loin; elle dispense de la traverse en bois, à laquelle on substitue une bande de fer, rivée aux rails par deux boulons. Dans ce dernier système, la double semelle du rail repose directement sur le ballast. Ce dernier type est aujourd'hui à peu près abandonné.
Attendez-vous de moi maintenant que je discute les avantages et les inconvénients divers de ces systèmes? C'est affaire à de plus compétents.
1. Aux crampons et aux chevillettes on préfère aujourd'hui des tire-fonds, sortes de chevillettes à vis, faciles à enlever en cas de réparations, et d'ailleurs très solides.