Couche, III, p. 931 ; pi. XX, fig
ployé entre les mains duquel repose le salut du Irain entier mérite les plus grands égards, et que sa mise à Tabri des intempéries n'entraîne nullement un relâchement dans Texercice de ses fonctions. Quant à la liberté de la vue, elle n'est pas plus gênée certainement par les montants de la cabine, que par les dômes de vapeur et par la cheminée. Le mécanicien américain trouve dans sa cabine toutes ses aises. Il n'est pas obligé de quitter sa place pour (aire son service : devant lui se trouvent le manomètre, une horloge, un cadre renfermant le tableau de la marche des trains, de même que tous les robinets et leviers dont il a à se servir pour graisser toutes les pièces de la machine, pour régler la marche du feu, l'admission ou l'échappement de la vapeur, pour nettoyer la grille à barres mobiles, pour faire jouer le sifflet ou sonner la cloche, pour serrer ou desserrer les freins; en un mot, dans la cabine sont réunis tous les fils par lesquels se dirige la force motrice, et le mécanicien y est aussi bien inslallé que possible.
Les fenêtres sont fermées par des châssis mobiles autour d'axes verticaux passant par le milieu de chaque châssis et permettant de les arrêter dans une position quelconque. Un siège se trouve de chaque côté dans la cabine, et le mécanicien admet parfaitement que le chauffeur vienne de temps en temps s'y reposer près de lui.
Avec les dispositions ordinaires des locomotives, il va de soi que la cabine ne peut être fermée â l'arrière. M. Forney propose pour ses locomotives-tenders de clore même l'arrière de la cabine, ce qui est possible, en comprenant la soute à charbon du tonder dans l'intérieur de la cabine.
Tel est l'ensemble des dispositions générales par lesquelles les locomotives américaines se distinguent des locomotives européennes
Nous ajouterons que pour ce qui est du mode d'action de la vapeur, les ingénieurs américains cherchent plutôt à obtenir le maximum de puissance à un moment donné qu'à tirer de la vapeur le travail le plus économique en circonstances normales ; aussi la détente y est-elle poussée généralement moins loin qu'en Europe : le recouvrement donné aux tiroirs y est en conséquence plus faible, tandis qu'on donne habituellement une grande section aux lumières d'introduction et d'échappement.
Nous compléterons les indications qui précèdent par la description d'un certain nombre de machines des divers types.
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