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OBSERVATIONS
Extrait d'une lettre adressée le S mars 1878 par M. W. W. Evans à M. lliginbotbam, ingénieur en ehef du chemin de fer Victoria, en Australie. Dans celte même lettre, M. Evans fait ressortir que le parcours des locomotiTes sur les chemins de fer anglais, de London-North-Westem , Ifidland, North-Eastem et Great- Western, n'était en 1878 en moyenne que de 28,107 kilomètres, donc de 16,465 kilomètres inférieur au parcours moyen sur les quatre chemins de fer américains.
Cette locomotive n* 273 a été constraite en 187& aux ateliers de la compagnie \ Altoona ; elle était toujours conduite par le même mécanicien et a fait un service non interrompu de 49 mois. Le poids de cette machine est de 79*,&0; ses roues motrices ont i",&25 de diamètre.
Elle a suhi des réparations aux ateliers et se trouvait de nouveau en service avant la fin de 1880. (/?. R. Gai.^ nov. 1880.)
Rapport de M. Ely, directeur de la traction du Pennsylvanie R.R.
Cette locomotive n* 133 a fait, en 0 ans de serriee, un parcours annuel moyen de 76,520 kilomètres.
En 1874, le parcours a été de 97,572 kilomètres.
En 1876, le parcours a été de 73,302 kilomètres. Pirrein ■•jiit f ■ 1174.
Les locomotives ont été construites dans les ateliers de la compagnie du Pbiladelphia-Reading R.R. rlMiWMll'^ ^*Ssr^ (Extrait du rapport de cette compagnie.)
Extrait d'un rapport de M. W. T. Buchananj directeur de la traction du New-York Central et Hudson River Raiiroad. en
date du 8 mai 1878.
Ces machines ont eu leurs chaudières renouvelées en 1871, c'està-dire après 17 années de service.
Extrait d'une lettre de M. H. J. Jewett, datée du 8 avril 1878.
La moyenne des frais d'entretien, par kilomètre de parcours, n'a été que de 3,3 centimes.
Parmi les chiffres de parcours annuel fournis par le tableau cidessus, ceux qui se rapportent à la machine n*" 133 du Penneylvania R.R. pour une période de 5 ans sont vraiment extraordinaires.
D'après un rapport de M. Ely, sur les 139 626 kilomètres parcourus par cette machine en 1872, il y a 134950 kilomètres faits avec des trains de voyageurs, et 4676 kilomètres, avec des trains de marchandises. C'est en octobre 1872 qu'elle a fait le plus grand parcours mensuel, soit 13 389 kilomètres. Pendant les 31 jours d'octobre, elle n'a chômé que le 27; elle avait été à l'atelier du 7 au 10 septembre, et elle n'éprouva ensuite de nouvelle interruption de service que le 31 décembre 1872.
Le parcours journalier avait été tout le mois d'octobre de 425 kilomètres, sauf 2 jours pendant lesquels il n'avait été que de moitié de ce chiffre, et 5 jours pendant lesquels il avait été plus fort de moitié.
Ce n'est qu'avec des locomotives construites de manière à n'avoir pas souvent besoin de passer aux ateliers que Ton peut arriver à des chiffres de parcours aussi considérables.
Les ingénieurs américains ont voulu démontrer par un tour de force, pendant l'exposition de Philadelphie en 1876, la supériorité» ajLi point de vue delà continuité du service,des machines construites d'après leurs principes, en organisant pour les représentants de la presse un train d'excursion qui partit le premier juin de New-York, et fit en 83 heures et 27 minutes le trajet de New-York à San-Francisco, soit 5340 kilomètres.
Le trajet de New- York à Pittsburg, soit 707*,6 fut fait sans arrêt en 10 heures 15 minutes, soit à une vitesse moyenne d'environ 70 kilomètres à l'heure *.
Revenant au tableau que nous avons donné ci-dessus, nous y trouvons la confirmation de ce fait très important annoncé au commencement de ce chapitre, que le parcours moyen annuel des locomotives sur les chemins de fer aux États-Unis est bien supérieur à celui qu'on obtient sur nos chemins de fer les mieux outillés et le mieux dirigés '.
En raison du parcours plus considérable que Ton peut demander à une locomotive, il est possible de pourvoir à un trafic donné avec un nombre inrérieur de machines.