SUR LE MATÉRIEL FIXE 11ES CHEMINS DE EER
mière chaude, serai! beaucoup mieux soudé et corroyé s'il était porté sous un pilori on il recevrait vingt ou Ireule coups de marteau, pour Être, après ce martelage, reporté au loulou il rccevraituudeiui-rocliauffage.pour être terminé aux laminoirs dégros s isseurs et finisseurs.
« Celte série d'opérations, où le martelage serait, pour la plus grande partie de la fabrication, substitué au laminage, est adoptée dans le Yorkshire pour la fabrication des rails ordinaires : aussi les produits do cette partie de l'Angleterre sont-ils plus estimés el plus cîiers aussi que ceux du pays de Galles.
« Cela ne veut pas dire que la qualité des rails tient uniquement a une bonne fabrication ; il y a toujours la qualité des minerais qui domine dans toute fabrication de fer; mais, avec des minerais à peu près semblables, la supériorité dans la qualité doit être attribuée aux produits obtenus par le marteau, de préférence à ceux obtenus par le laminoir.
■ (Jnoi qu'il en soit, les rails obtenus à Blaind et a Dowlais, fabriqués ainsi qu'il vient d'être dit, résistent aux épreuves imposées par le cahier des charges :
* 1" Au choc d'un mouton de 300 kilogrammes tombant de 1",50, ils ne cassent pas;
> 2° A la pression de 30000 kilogrammes, ils fléchissent et ne cassent pas non plus.
• Dans les deux épreuves, le rail est placé de champ et posé sur deux appuis distants de 1™, 10.
■ En résumé, les moyens de fabrication employés en Angleterre diffèrent très-peu des méthodes pratiquées en France.
272 RAPPORT DE M. PERDOXHET
• Le paya de Galles, qui, de toutes les parties de l'Angleterre, est celle ou la fabrication du fer est peut-être la plus ancienne, est aussi celle où les moyens de le fabriquer sont aujourd'hui le moins en progrès ; les dépenses faites et la routine y ont une large part : aussi, plusieurs de nosusines françaises sont-elles mieux etplu3 largement installées que beaucoup de forges de ce pays. ■
Les notes suivantes, de M. Guillaume, permettront de comparer les procédés anglais aux procédés allemands :
« Fabrication des rails en Allemagne. — Les ingénieurs allemands sont encore très-divïsés d'opinion sur la nature du fer qu'il convient d'employer dans la fabrication des rails.
< Généralement, ils exigent, comme en France, que la tête du rail Vignole soit en fer à grains et le pied en fer nerveux- Cependant, depuis peu d'années, des ingénieurs de quelques lignes très-importantes (Bade, Wurtemberg, Cologne à Minden) font fabriquer des rails entièrement en fer nerveux (fer fort).
» Ils estiment que la durée des rails dépend uniquement de la perfection de la soudure, et ils pensent arriver plus facilement à ce résultat avec le fer nerveux, qui supporte un réchauffage beaucoup plus énergique qus le fer à grains.
« A l'usine de Burbach, où l'on fabrique des rails de celte espèce, les cassures dénotent une bonne soudure. On emploie dans cette fabrication des fers aussi peu rouvrains que possible, alin de pouvoir les travailler à de hautes températures ; dans ce but, on charge au
SUR LE MATÉniEL FIXE DES CHEMINS DE FER. S73 fourneau une certaine quantité de minerai manganésifère de Nassau; on a même obtenu récemment d'assez bons résultais en remplaçant ce minerai, qui est trop coûteux, par une petite quantité de peroxyde de manganèse introduite dans le lit de fusion; enfin, la coulée est faite en lingotières et arrosée a bon dam mu ut pour enlever encore un peu de soufre.
- Les trousses pour rails, qui sont très-fortes, sont crilii'Tcineiit en t't'r jwddlé, la misi! supérieure tonnant couverte en deux pièces. Elles sont corroyées pendant deux à trois minutes sous un pilon de 3000 kilogrammes â panne carrée de o™,00 environ de côté; elles sont ensuite réchauffées pendant un quart d'heure et portées aux cylindres dé^rossisscur tl liuisseur.
« Les conditions de réc'.'ijtion ne sont pas les mêmes qu'en France, même pour les rails a téle a grains. Il n'y a pas d'épreuves au choc; nous extrayons de divers cahiers de charges les renseignements suivants sur les épreuves par flexion :
■ Sarrebruck â Bingen. Le rail, posé sur deux points d'appui espacés de 3 pieds (0" , ,942), doit supporter 120 quintaux (6000 kil.) au milieu de sa longueur, sans flèche permanente; placé le champignon en bas, il doit prendre 1 pouce et demi (Q"',039) de flèche permanente sans altération.
■ Wurtemberg. (Fer fort) charge, 200 quintaux ((0000 kil.) sans flèche permanente; flèche permanente de 3 pouces (o-, 07 8), le champignon en bas.
« Nassau. Toutes les épreuves que les agents réceptionnaires jugeront convenables.
•21h HAPPOHT HE M. PERDONS ET
« Taunus. Flèche permanente, snns altération, de 0"', 10 sur une longueur- de t mètre.
t Cologne a Minden. (Fer fort), comme pour Nassau.
» Mein-Necker. Charge de ayo quintaux (14500 kil.J sans (lèche permanente; les points d'appui sont espacés de 3 pieds (û'Vi-'iï): llr.-be permanente de 1 pouce 14 fO n ,03i), le champignon en bas.
■ Hcsse. Flèche permanente, sans altération, de 0"',I0 sur ! mètre; charge, 200 quintaux (10000 kil.) sans flèche permanente.
■ Westphalie. Charge de 200 quintaux sur 3 pieds sans flèche permanente.
• Est-Prussien. Charge de 210 quintaux; (lèche permanente , sur 3 pieds, sans altération, de 4 pouces (Û™,108), et de t pouce un quart (0™,032) la tète en bas'.
■ On voit que les rails doivent supporter, en général, une flèche permanente qui peut aller jusqu'à 0-039 dans la fabrication ordinaire, et jusqu'à O'",078 dans la fabrication en fer nerveux, lorsqu'on les place le champignon en bas, sur deux point* d'appui espacés de 3 pieds. Il est difficile de satisfaire a cette condition avec des champignons tout à fait à grains; ceux que nous avons vus a Burbach fiaient tous plus ou moins mélangés de fer à nerf.
- Il y aurait on grand intérêt à suivre les essais de rails tous en fer nerveux; car s'il faisait un aussi bon service que les autres, on se trouverait affranchi de la nécessité où l'on est aujourd'hui de spécialiser la fabrication des rails dans des usines qui ne peuvent faire en même temps des fers marchands. »
Silll LE MATÉRIEL FIXE DES CHEMINS I>K FER. 275 Un est donc loin d'être lix<- sur le meilleur mode de fabrication des rails. On ne Test même pas sur la nalure du 1er le [dus convenable a employer pour la confection des rails; et bien que nous repoussions l'emploi du 1er nerveux pour le champignon, nous n'avons pu négliger de faire mention du changement qui s'est opéré récemment à cet égard dons l'esprit d'un certain nombre d'ingénieurs oislingués de l'AUf.mn^iu:.
Trousses avec couvertes fane tris-grande épaisseur. — Nous trouvons dans l'exposition .malaise (métallurgie), avec de nombreux échantillons de rails de divers types, les spécimens des trousses employées dans plusieurs usines du pays de Galles. Ces trousses se font remarquer par l'épaisseur considérable de leurs couvertes; cette épaisseur est de o m ,053 pour un paquet dont toutes les mises réunies ne représentent que Cr.aiu, de sorle que, pour le rail à double champignon, ie poids du fer corroyé est la moitié du poids total; ces grosses couvertes occupent une épaisseur de 0",Û80 environ dans le rail fini.