‹ Les chemins de fer en Amérique [microforme]Chapitre 14 sur 195 · NOUV®-ANGLETERRE · texte numérisé non relu

NOUV®-ANGLETERRE

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La proportion actuelle de 1 silomètre de chemin de fer pour 364 habitants serait sen-

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Possessions britanniques.

Dans les possessions britanniques, l'établissement des chemins de fer, plus tardif et moins rapide qu'aux États-Unis, présente deux périodes correspondant aux deux régimes politiques sous lesquels ces possessions ont été successivement placées.

Lignes construites avant la réunion des possessions britanniques en Confédération (1836-1867). — Les premiers essais de chemin de fer, au Canada, datent de 1836. Montréal, métropole commerciale du Canada, à été le point de départ de tous les premiers troncons construits, qui, comme aux États-Unis, ont eu pour principal objet de relier des voies navigables.

C'est ainsi que le premicr chemin de fer, ouvert d’abord en 1836 sur la rive droite du Saint-Laurent, de La Prairie, village situé en face de Montréal, à Saint-Jean, sur 16 kilomètres, est le commencement d’une ligne de 78 kilomètres destinée à relier cette ligne au lac Champlain, qu'elle atteint en 1852 à Rouse’s Point. Vient ensuite la ligne ouverte d’abord, en 1847, de Montréal aux chutes de Lachine, sur la rive gauche du Saint-Laurent; puis, en 1852, de Caughnawaga à Platisburg, sur la rive droite du même fleuve et faisant partie, comme la précédente, du chemin de fer de Montréal et Champlain, annexé aujourd’hui au Grand Trunk Railway; cette ligne aboutit au lac Champlain en franchissant la frontière américaine.

Une ligne plus importante, destinée à mettre Montréal en communication directe avec le littoral de la Nouvelle-Angleterre, où les ports n’ont pas l'inconvénient, comme ceux de l'embouchure du Saint-Laurent, d’être fermés par les glaces une partie de l’hiver, est celle de Montréal à Portland (Maine), ouverte d’abord de Montréal à

siblement la même qu'en 187»; elle est trois fois plus considérable que pour la Suède, le pays d'Europe où elle est la plus forte, et six fois plus grande que pour la moyenne de l'Europe où elle est environ de 1 kilomètre pour 2080 habitants.

Sur le total de 4318 kilomètres construits en 1878, il y en a 2481, c'est-à-dire plus de la moitié, à l’ouest du Mississipi. Les États, où il en a été construit le plus sont ceux de Minnesota, Iowa, Missouri, Colorado, Pennsylvanie, Kansas. 11 en a été ouvert pour la première fois sur les territoires d'Idaho et d'Arizona. La part de la voie étroite a continué à s’accroître sur les nouvelles lignes ; il en a été construit 1238 kilomètres en 1837 et 1401 kilomètres en 1878.

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Saint-Hyacinthe, en 1847; prolongée ensuite jusqu'à Richmond, en 1852, et exploitée en totalité, à partir de 1853, sur 475 kilomètres. Elle est raccordée l’année suivante à Richmond, avec un embranchement aboutissant d'abord à la station de la pointe Lévi, en face de Québec; puis prolongée jusqu'à la rivière du Loup, près de l’embouchure du Saint-Laurent, sur 200 kilomètres, en 1860.

La ligne du Grand Trunk, concédée par un acte du Parlement anglais des 14 el 15 octobre 1851 à une Compagnie de capitalistes anglais, subventionnée par les gouvernements provinciaux du Canada, el appelée à constituer l'artère principale de cette colonie, englobe finalement tous les tronçons construits sur la rive droite du Saint-Laurent, à l'exception de quelques embranchements sans importance. Elle s'étend en outre rapidement sur la rive opposée, où elle ne tarde pas à dépasser la frontière entre les Haut et Bas Canada, et à arriver jusqu’à Toronto, capitale de la première de ces provinces (1856).

En 1859, le chemin de fer du Grand Trunk atteint à Sarnia, à l’extrémité sud du lac Huron, la limite du territoire canadien, et se prolonge, à travers le territoire de l’Union, jusqu’à Détroit, en même temps que la construction du grand pont tubulaire de Vicloria, sur le Saint-Laurent, à Montréal, long de 2750 mètres, vient relier les tronçons des deux rives, qui forment à partir de 1860, sur le territoire canadien, une ligne continue de 1300 kilomètres, de Sarnia à Rivière-du-Loup. A ce réseau subventionné viennent se rattacher, de 1853 à 1855, deux autres lignes ouvertes également dans le Haut Canada, avec le concours du gouvernement provincial : le Northern Railway, de Toronto à la baie de Georgie, dans le lac Huron, et le Great Western Railway, partant de la chute du Niagara, où il vient se souder à la ligne américaine du New-York Central pour se prolonger jusqu'à Détroit. Divers embrarchements de celte dernière ligne se dirigent ensuite vers Toronto, Guelph et Berlin, stations du Grand Trunk.

Quelques autres lignes secondaires indépendantes des précédentes, seules subventionnées par les gouvernements provinciaux, portent à un total de 3168 kilomètres le développement total des chemins de fer en exploitation en 1867, époque à laquelle les possessions britanniques de l'Amérique du Nord sont réunies en une Confédération s’administrant elle-même sous la direction d’un gouverneur nommé par l’Angleterre.

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Lignes construites depuis l'organisation de la Confédération. — Avec la constitution du nouveau gouvernement, la construction des chemins de fer entre dans une nouvelle ère d'activité, Une des premières préoccupations de ce gouvernement est d'assurer, conformément aux engagements pris à l'égard de la métropole, la promple exécution, sous le nom d’International Railway, d’une ligne reliant aux deux Canadas les provinces du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, Le gouvernement fédéral entreprend luimême, avec la garantie du gouvernement anglais, l'exécution de celte ligne, qui est terminée en 1876 jusqu'à Halifax, capilale de la Nouvelle-Écosse, avec divers embranchements dont les prineipaux sont dirigés vers Saint-John, capitale du Nouveau-Brunswick, el Pictou, centre du district houiller de la Nouvelle-Ecosse.

D’autres lignes précédemment construites par des Compagnies particulières, notamment celles de Windsor à Annapolis, achevée en 1869 dans la Nouvelle-Écosse, de l'European et North-American, de Saint-John à Bangor (Maine), ouverte en 1871, et de Saint-Andrews à la frontière du Bas Canada, dans le Nouveau-Brunswick, en 1873, forment, avec l’Intercolonial, les éléments d'un premier réseau de chemins de fer dans ces deux provinces.

Dans l'ile du Prince-Édouard, située au nord de la Nouvelle- Ecosse, dont le gouvernement local avait entrepris la construction d’un chemin de fer à voie étroite de près de 300 kilomètres de longueur, le gouvernement fédéral du Canada, auquel cette ile a fini par se rattacher, exploite depuis 1875 ce chemin de fer, placé désormais dans ses attributions.

‘Quelques années auparavant, dans le Haut Canada, on avait déjà appliqué la voie étroite à la construction de deux chemins de fer d’une certaine importance, reliant la ville de Toronto au lac Huron, le Toronto, Grey et Bruce, et le Toronto et Nipissing Railway, ouverts en 1871 et 1873; mais l'emploi ne paraît pas s’en généraliser. Par contre, le Grand Trunk, construit d’abord avec la voie de 5 pieds 6 pouces (1",68), est ramené à la voie de 4 pieds 8 pouces et demi (1,44), ainsi que l’Intercolonial, que l’on avait commencé à établir aussi avec la voie de 5 pieds 6 pouces.

Les chemins de fer continuent, sous le patronage du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux, à progresser régulièrement au Canada, où, s'ils n’ont pas été poussés avec une vigueur aussi grande qu'aux États-Unis, ils paraissent en revanche

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