GARES DE MARCHANDISES
Les tarifs des chemins de fer prévoient ces deux modes d'expédition, et Ton conçoit que les prix de transport par wagons complets sont généralement plus bas que ceux des expéditions de détail, le matériel étant mieux utilisé, de même que la traction, et les dépenses de charement et de déchargement étant en général moindres, sans parler du cas où ces opérations sont faites par les expéditeurs et les destinataires eux-mêmes.
Chacune de ces deux catégories de transports réclame naturellement des installations différentes. Si, dans une petite station ou dans une halte, on n'accepte que des expéditions de détail, il n'y a pas besoin, le plus souvent, de dispositions spéciales, le service de la petite et de la grande vitesse se faisant en commun ; si, au contraire, la halte n'est ouverte qu'au service des wagons complets, il suffit d'une ou de plusieurs voies bordées d'une chaussée pavée ou empierrée, sur laquelle viennent se placer les camions et les tombereaux, côte à côte avec les wagons.
Si le service est plus important, on construit des halles à marchandises et des quais découverts : les voitures du commerce viennent y déposer leurs chargements d'un côté; sur l'autre face, sont les wagons dans lesquels on effectuera les transports. Un bureau est affecté aux employés chargés du service de la petite vitesse.
Grandes gares de marchandises. — Dans les grandes gares, le nombre de ces halles peut devenir considérable ; elles sont alors établies parallèlement les unes