TÉLÉGRAPHE ET TÉLÉPHONE
par les voyageurs, qui y trouvent un moyen de communication très commode.
Une ligne télégraphique spéciale longe la voie; les voitures du train sont pourvues d'un toit métallique, ou simplement d'un tuyau métallique installé sur le toit ou au-dessous.
Ce toit ou le tuyau, suivant le cas, sert de condensateur électrique.
Des appareils télégraphiques ou téléphoniques étant installés, d'une part dans le train, d'autre part dans les gares, le courant se transmet, par induction, du toit des voitures au fil de la ligne, ou inversement.
Il s'est déjà produit qu'un télégramme a été ainsi expédié d'un traiq en marche aux Etats-Unis jusqu'à Londres.
Communication téléphonique entre deux trains en marche. — La communication téléphonique entre deux trains en marche a été essayée en 1890 sur le chemin de fer de Baltimore et Ohio. Cet essai a, paraît-il, été couronné de succès et les mécaniciens de deux trains circulant sur la même voie sont arrivés à se comprendre.
La communication était établie par un rail isolé, situé dans l'axe de la voie. Les locomotives étaient munies chacune d'une batterie, d'un téléphone, d'une sonnerie et d'une brosse métallique sous la machine pour établir le contact avec le rail conducteur.
On se comprend naturellement mieux lorsque les trains sont arrêtés que lorsqu'ils sont en marche.
Les trains se classent, d'après leur emploi, leur vitesse et leur composition, de la manière suivante :
Trains de voyageurs,
Trains mixtes,
Trains de marchandises.
Trains DE voyageurs. — Les trains de voyageurs sont, nous avons à peine besoin de le dire, ceux qui transportent seulement les voyageurs, leurs bagages et, dans certains cas, les chevaux, les équipages et l3S colis de messagerie.
Ils comprennent plusieurs catégories :
Les trains express, rapides ou éclairs qui marchent à une très grande vitesse et n'ont qu'un petit nombre d'arrêts très espacés.
Les exigences toujours croissantes des voyageurs au point de vue du confortable, notamment pour les longs voyages, ont fait intercaler dans ces trains des voitures
avec coupés-lits, des sleeping-cars, puis des wagonssalons et des voitures-restaurants; peu à peu, on a été conduit à composer des trains complets avec ces voitures spéciales et à mettre en marche des trains de Itixe.
L'origine des trains de luxe doit être cherchée aux Etats-Unis d'Amérique, où les exigences de Tégalité ne permettaient d'avoir qu'une seule classe de voyageurs : la difficulté a été tournée en offrant aux voyageurs des classes riches, les voitures-salons, lits ou restaurant, connues sous le nom de Pullmann-cars, dans lesquelles le public est toujours censé voyager dans la classe unique, en payant un supplément pour le surcroît de confortable qui lui est accordé !
En Europe, les trains de luxe sont de plus en plus répandus ; les plus connus sont les suivants :
Le Club-Train entre Paris et Londres
L'Orient-Express entre Paris et Constantinople.
Le Sud- Express entre Paris, Madrid et Lisbonne
Le Pyrénées-Express. . . . entre Paris et les stations thermales
des Pyrénées.
Le Suisse-Express entre Londres et Lucerne
Le Nice-Express entre Paris et Nice.
L'Aix-les-Bains-Express. . . . entre Paris et Aix-les-Bains.
Le Méditerranée-Express. . . entre Paris, Marseille et Vintimille.
Le Rome-Express entre Paris et Rome.
Le Peninsular-Express . . . entre Londres et Brindisi pour les
voyageurs de la malle de Tlnde.
La carte ci-contre (fig. 41) indique le parcours de ces trains, ainsi que les lignes desservies par des trains dans la composition desquels entrent des voitures de luxe de la Compagnie internationale des wagons-lits.
Plusieurs de ces trains n'ont lieu qu'à certains jours déterminés, et n'offrent qu'un nombre de places limité.
La seconde catégorie des trains de voyageurs est formée par les trains directs et poste, à arrêts plus rapprochés.
Puis viennent les trains omnibus desservant toutes les stations, les trains mixtes qui sont des trains^ de voyageurs en tête desquels on place quelques wagons à marchandises.
Lestrains de marchandises-voyageurs sont, au contraire, des trains de marchandises auxquels on ajoute quelques voitures à voyageurs; ils se distinguent, en outre, des trains mixtes par ce qu'ils ne sont pas attendus aux gares de bifurcation par les trains correspondants, en raison des retards fréquents auxquels ils sont exposés.
Ces deux dernières catégories de trains, justifiées par les besoins d'une exploitation économique, sont, pour des raisons faciles à comprendre, fort peu en faveur auprès des voyageurs, auxquels ils imposent des stationnements prolongés et des manœuvres sans fin dans les gares, sans compter que la marche de ces trains ne peut pas toujours avoir la régularité désirable pour un service de voyageurs.
Aussi Tun des faits marquants, dans l'exploitation actuelle des chemins de fer, a-t-il été l'introduction en France et le perfectionnement d'un autre système d'exploitation économique qui avait été essayé en Autriche.