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CHEMIN DE FER DECAUVILLE

niciens et les chauffeurs alternaient de manière à ne jamais faire plus de huit heures et dernie de travail.

Les voitures, longues de 7^,25, larges de i "',80, pesaient 3 tonnes et portaient cinquante-six voyageurs : elles étaient montées sur bogies et passaient librement dans les courbes de 20 mètres de rayon.

Pour assurer la sécurité, les passages à niveau étaient protégés par des disques à distance ; en outre, des appareils de Baillehache avaient été appliqués à toutes les gares et aux passages à niveau ^

Ces appareils consistent en une pédale isolée qui ferme le circuit sous la pression des roues et actionne ainsi une sonnerie au poste suivant : cet appareil automatique ne faisait d'ailleurs que répéter le signal déjà fait à la main avec une sonnerie par le chef de gare qui expédiait un train.

Un réseau téléphonique complétait les installations.

L'effectif du personnel était de 265 agents dont 120 affectés au gardiennage de la voie et des passages à niveau.

Le service des trains comportait 252 trains pour les jours de semaine et 294 trains pour les dimanches et les jours d'affluence. On avait même trouvé moyen d'organiser des trains directs.

Dans les gares, un train arrivant, aussitôt évacué, était rempli par les 400 voyageurs qu'on avait au préalable approvisionnés dans une sorte d'écluse formée par

* Voy. J. Lefèvre, Dictionnaire d'électricité, Paris, 1891, art. Con-

TRE-RÀIL ISOLÉ, p. 647.

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