‹ Les chemins de ferChapitre 12 sur 54 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

JULES, COURTEVOIL.

COURT Ev 01 L, à terre.

Mille millions de tonnerres! Monsieur!

JULES, V aidant à se relever.

Mille pardons...

COURTEVOIL, 5e re^eî^an^

Est-ce que vous vous moquez de moi?... Vous m*avez jeté par terre...

JULES

C'est-à-dire que vous êtes tombé. . ,

COURTEVOIL.

Pourquoi vous levez- vous quand je suis assis?

JULES

Pourquoi ètes-vous assis quand je me lève?

Vous êtes un clam pin !

IULE s.

^[onsieur !

COURTEVOIL.

Je VOUS apprendrai qu'on ne blague pas le capitaine Courtevoil!...

Ah! monsieur est capitaine?

4'i LES CHEMINS DE FER

COURTEYOIL.

En retraite... Je me suis fixé à Strasbourg... pour voir des militaires... des frères d'armes... Je repars ce soir.... par le train de sept heures...

JULES

Bon voyage !

COURTEYOIL, luî pv&nant le bras.

Et si vous n'êtes point une femmelette énervée par le luxe de la grande ville... vous m'emboîterez le pas!

JULES

Pour quoi faire?

couRTEvoiL, doucement.

Accepteriez-vous une petite partie?

JULES , vivement.

Un duel?

COURTEYOIL.

Nous nous battrons à la frontière... il n'y a que le pont à traverser...

JULES

Paye-t-on ?

COURTEYOIL.

Pas les militaires.

Ah! c'est charmant... pour les bourgeois!

COURTEYOIL.

Le premier arrivé attendra l'autre

JULES, à part.

Sous l'orme...

COURTEYOIL.

Est-ce convenu?

JULES

Parbleu !

COURTEYOIL.

A demain six heures... au bout du pont... C'est un point de vue...

JULES, J'emporterai mon album...

COL'RTEVOIL.

Moi, des témoins... et ne me faites pas droguer! {Il sort par le fond.)

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