TRAINS DE VOYAGEURS I
trains marchent couramment à une vitesse de 55 à 65 kilomètres à l'heure; la durée des arrêts n*est que de 30 secondes.
Aussi l'emploi des trains légers s'est-il généralisé avec une grande rapidité, non seulement sur les lignes à faible trafic où ces trains se sont substitués aux trains de marchandises-voyageurs, mais encore sur les lignes de banlieue où ils ont été intercalés entre les trains ordinaires et où ils favorisent le séjour à la campagne, en donnant des relations fréquentes et rapides avec la ville.
Les intéressés se sont d'ailleurs rapidement aperçus des avantages qui leur sont offerts par le système des trains légers, et il n'est pas de commune, du nord de la France notamment, qui n'ait désiré avoir son point d'arrêt, dût-elle en payer tous les frais.
Sur le réseau du Nord, le régime des trains légers est appliqué actuellement sur la plupart des lignes du réseau. 11 n'a pas été créé moins de 262 points d'arrêt intermédiaires depuis 1882.
Les autres réseaux français ont suivi, non sans succès, l'exemple donné par la Compagnie du Nord.
Ces trains présentent le grand avantage de permettre de multiplier les services dans la banlieue des grandes villes et de remplir efficacement, en ayant en plus le bénéfice de la vitesse, le rôle des omnibus et des tramways.
Sur les autres lignes, ils remplacent avec avantage et économie les trains de marchandises-voyageurs, ainsi que nous l'avons déjà indiqué.
Les trains de plaisir sont des trains spéciaux organisés
ScHŒLLER, Chemins de fer et Tramways. 10
à Toccasion des fêtes ou pour permettre des excursions en mer, etc.
Un grand perfectionnement dans le service des voyageurs a été la substitution des trains à marche rapide aux trains de plaisir classiques, à marche lente, se garant partout pendant des heures entières, et donnant de tout au voyageur, sauf du plaisir.
Ces trains, à prix très réduits, effectuent aujourd'hui les trajets aller et retour dans la même journée, et permettent ainsi aux populations ouvrières des grandes villes ou des régions industrielles de passer un dimanche au bord de la mer, sans autres dépenses que le coût très minime du chemin de fer.
Trains de marchandises. — Les trains de marchandises se divisent en trains directs, omnibus et de détail.
Les trains directs ont, en général, leur chargement complet au départ et ne desservent que les stations les plus importantes. Ce sont, par exemple, les trains de houille, auxquels on tend, depuis quelque temps, à donner des marches très rapides.
Les trains omnibus font le service de gare à gare et prennent et déposent tous les wagons chargés avant leur arrivée ou à décharger après leur départ : il n'y a donc pas de manutention de colis pendant le stationnement du train.
Les trains de détail recueillent, de gare en gare, les marchandises qui ne nécessitent pas remploi d'un wagon ' complet et qui sont, par suite, manutentionnées au pas-