‹ Les chemins de fer, les tramways, les chemins de fer électriques: Construction, exploitationChapitre 40 sur 98 · IJO VITESSE DES TRAINS · texte numérisé non relu

IJO VITESSE DES TRAINS

11 est donc indispensable de permettre aux mécaniciens de dépasser la vitesse prescrite par les itinéraires pour regagner, le temps perdu ; mais il serait, d'autre part, imprudent de les laisser se lancer à une vitesse plus grande que celle compatible avec les conditions d'établissement de la voie et du matériel roulant : aussi les règlements défendent-ils aux mécaniciens de dépasser de plus de moitié (d'un tiers, sur la Compagnie d'Orléans) la vitesse réglementaire.

Par contre les mécaniciens sont tenus de réduire la vitesse à certains points déterminés, à l'approche des bifurcations non enclenchées, ou des ponts tournants, et à certaines courbes de faible rayon.

11 est donc intéressant de pouvoir se rendre compte de la vitesse des trains à un moment donné ; le moyen le plussimple consiste à vérifier sur un chronomètre le nombre de secondes que le train met pour parcourir l'espace compris entre deux poteaux kilométriques consécutifs : mais ce procédé manque de précision, surtout lorsque le train marche à grande vitesse.

On a imaginé des appareils très divers destinés à enregistrer la vitesse des trains pendant la marche :

Contrôleurs de vitesse, — Les tachymèires reçoivent le mouvement de l'un des essieux et fournissent un diagramme soit sur une bande de papier, soit sur un disque mus par un mouvement d'horlogerie et sur lesquels un crayon trace la courbe des vitesses.

Lt contrôleur Brunot est mis en mouvement par les trépidations du train.

CONTRÔLEURS DE VITESSE Ijî

Le dromoscope Le Boulengéest basé sur un autre principe. Un levier relié par un fil de fer à une pédale placée à 1 50 mètres en avant de l'appareil, empêche la rotation d'un disque sollicité par un poids.

En touchant la pédale, la première roue du train fait déclencher le levier et le disque se met à tourner, lorsque cette même roue, après un parcours de 150 mètres, touche une seconde pédale placée en face du dromoscope, le disque s'arrête.

L'arc parcouru par le disque, que Ton relève à l'aide d'un index, donne la vitesse du train.

Le dromo-pétard est basé sur un principe analogue, mais fournit en même temps une indication au mécanicien.

Un pendule battant la seconde est retenu par un levier formant pédale : lorsque la roue de la machine appuie sur la pédale, le pendule est rendu libre ; il oscille, et, arrivé à l'autre extrémité de sa course, c'est-à-dire au bout d'une seconde, frappe un arrêt qui retenait un pétard sur le rail par l'intermédiaire d'une petite transmission.

La distance entre le pétard et la pédale est calculée de manière que le train mette un peu plus d'une seconde à la franchir. Si le train marche à une vitesse supérieure à Tallure prescrite, il atteint le pétard avant qu'il ait été retiré et l'écrase.

Sur certaines lignes très accidentées, il peut y [avoir intérêt à connaître non seulement la vitesse du train à chaque instant, mais sa position sur la ligne. Un tel

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