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à la suivante ; ils reçoivent en outre la consigne de faire attention aux trains à marche tracée d'avance.
^.'organisation américaine est complétée par le système du droit à la voie. Dans ce système, les trains sont divisés en plusieurs classes, et tout train d'une classe déterminée doit céder le pas aux trains de classes supérieures.
Un train de classe supérieure n*a donc pas à se préoccuper des trains de classe inférieure qui le précèdent ou qui doivent le croiser ; ceux-ci ont à se garer d'office pour le laisser passer.
On se rend compte des redoutables conséquences auxquelles une erreur peut donner lieu dans une pareille organisation ; Tintensité plus grande de la circulation qu'elle rend possible est évidemment un avantage acheté aux dépens de la sécurité.
Mesures contre les obstructions par les neiges. — Les neiges constituent une des plus sérieuses entraves à la circulation : aussi se préoccupe-t-on partout des moyens de prévenir les obstructions par la neige ou de les supprimer le plus rapidement possible.
Sans compter que les besoins du trafic ne permettent pas d'attendre que les neiges fondent d'elles-mêmes, il est à redouter qu'en ne les enlevant pas de suite, il ne se produise un dégel partiel suivi d'une nouvelle gelée, dont la conséquence est la transformation de la neige en blocs de glace qu'il faut attaquer au pic.
Tant qu'il est possible d'enlever la rreige au fur et à
mesure qu'elle tombe, Tenlèvement est fait à la pelle et au balai par les cantonniers et les agents supplémentaires qui se répartissent le long de la ligne aussitôt que les premiers flocons commencent à apparaître.
Lorsque ces mesures deviennent insuffisantes, on recourt à Temploi de machines munies de chasse-neige, sorte d'éperon que l'on boulonne sur la traverse d'avant de la locomotive.
On fait précéder les trains par deux machines isolées, accouplées par leurs tenders et présentant un chasseneige à l'avant et à l'arrière ; la machine d'arrière sert à pousser celle d'avant, la retire au besoin si elle s'enferre dans un banc de neige et sert à son tour, comme machine d'avant pour débarrasser la voie en arrière, si la neige y est revenue.
Si la neige est fine et si la hauteur des bancs ne dépasse pas 40 à 50 centimètres, le passage des machines chasse-neige suffit pour frayer la voie devant les trains.
Au delà de cette hauteur, on arrête momentanément les trains et on fait accompagner les machines chasseneige par des agents armés de pelles et de pioches. Les machines se lancent en vitesse dans les bancs et reviennent en arrière pour ne pas se laisser bloquer ou pour reprendre de l'élan.
Si les bancs dépassent un mètre, on prépare le travail des machines chasse-neige en faisant destranchéestransversales de 4 à 5 mètres de longueur, séparées par une vingtaine de mètres, et les machines frayent ensuite la
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voie en attaquant successivement chacune des tranches ainsi formées.
Machines cbasse-tieige américaines. — Aux Etats-Unis, où les chutes de neige et les tourmentes atteignent des proportions inconnues en Europe, on fait usage de moyens encore plus puissants.
Ftc, 41. — dusse-neige amtrietin.
Les charrues à neige {Rg. 42) se composentd'un wagon renfermant une puissante machine à vapeur qui actionne un arbre horizontal sur lequel est montée une charrue rotative placée à l'avant du véhicule.
Cette charrue peut faire deux cents tours à la minute;
la neige entamée est enlevée par les couteaux, est aspirée par un ventilateur dont on aperçoit la cheminée inclinée derrière la grande lanterne, et rejetée sur les côtés de la voie.
Le chariot est poussé par deux ou trois locomotives ordinaires, et marche à une vitesse de 30 à 35 kilomètres à l'heure.
Dans ces conditions, la charrue traverse des bancs de neige de i^^séo de hauteur, envoyant la neige jusqu'à 60 et 90 mètres sur les côtés de la voie, par un jet qui s'élève jusqu'à 22 mètres de hauteur.
Certaines parties de voie sont plus exposées à être obstruées par la neige, en raison de leur situation particulière : on se défend alors contre les avalanches ou les amas de neige poussés par le vent, en établissant, le long de la voie, une ou plusieurs rangées de fortes palissades.
Souvent même, on recouvre complètement la voie avec des tunnels artificiels en bois ou en pierres sèches.