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ÉLECTRO-SÉMAPHORES

ment, et à prévenir la collision qui en serait la conséquence inévitable.

Les sémaphores, placés à chaque extrémité de la voie unique, n'ont qu'une seule grande aile s'adressant aux mécaniciens qui vont s'engager sur la voie unique, et un seul petit bras : la grande aile donne normalement le signal d'arrêt et ferme ainsi la voie unique.

Les électro-sémaphores intermédiaires sont semblables à ceux des lignes à double voie, en ce sens qu'ils sont " pourvus d'une grande aile et d'un petit bras pour chaque direction.

Les appareils des divers postes sont enclenchés entre eux de telle manière, que la grande aile d'un poste extrême ne peut être abaissée pour laisser pénétrer un train sur la voie unique que si aucun train n'est engagé sur la ligne en sens contraire; aux postes intermédiaires, les ailes correspondant à la direction opposée à celle suivie par le train sont enclenchées à l'arrêt.

Des électro-sémaphores de ce type sont installés sur certaines sections à voie unique du réseau du Nord, sur lesquelles la circulation est très active.

Biock'Système de Siemens et Halske, — En Allemagne, on emploie le block-système de Siemens et Halske, fait à l'aide de sémaphores analogues à ceux que nous venons de décrire, mais pour lesquels le bloqunge en avant et le débloquage en arrière sont simultanés, ce qui est un inconvénient, ces deux manœuvres devant pouvoir être effectuées indépendamment l'une de l'autre dans certains cas.

Le block-système de Siemens et Halske étant employé pour l'exploitation d'après le principe allemand, dans lequel l'entrée de$ gares est normalement fermée, il existe trois catégories d'appareils : les appareils de station, placés sur les quais de la gare, les appareils terminus de station, placés aux deux extrémités delà gare, et enfin les appareils de ligne, situés en pleine voie.

Les appareils de station ne sont pas pourvus de sémaphores ; les autres comportent des électro-sémaphores portant, pour chaque direction, une grande aile : placée horizontalement, cette grande aile commande l'arrêt; pour indiquer la voie libre, l'aile est dirigée à 4y vers le haut. Pendant la nuit, les signaux correspondants sont donnés par la couleur, rouge ou blanche, du feu du sémaphore.

Suivons le fonctionnement des appareils sur la figure 48, représentant une ligne pourvue du block-système Siemens et Halske. Nous supposons que la ligne comporte deux appareils de station, deux appareils terminus de gare et deux appareils de ligne. Un train part de l'une des stations : le garde appuie sur la touche de sofineneet tourne en même temps la manivelle de l'inducteur placée au bas de la boîte. 11 envoie ainsi un courant électrique dans le sens de la marche du train : ce courant fait tinter la sonnerie du poste suivant et prévient le garde de ce poste de l'arrivée d'un train. Ce dernier garde transmet immédiatement ce signal, et ainsi de suite, en sorte que tous les postes jusqu'à la station suivante sont prévenus.

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A ce moment, la position des sémaphores est celle indiquée sur la figure ; c'est la position normale : toutes les grandes ailes sont à voie libre, sauf celles qui protègent l'entrée des stations.

Le train, ainsi annoncé, peut continuer librement sa marche jusqu'au poste terminus de la gare suivante, puisque les sémaphores sont à voie libre. Aussitôt après le passage du train devant chaque poste, le sémaphore ' est mis à l'arrêt et enclenché .électriquerrient. Aussitôt que le garde du premier poste devant lequel passe le train, a réalisé cet enclenchement, le petit voyant de

l'appareil de station, qui était passé au rouge lorsqu'on

avait donné Tavis d'expédition du train, passe de nouveau au blanc : un second train peut, dès lors, être expédié de la station. Les mêmes effets ise produisent au passage ^du train devant chacun des postes de la ligne.

Le train arrive alors devant le poste terminus de la . gare suivante, dont le signal est enclenché à l'arrêt.

Ce signal protège l'entrée de la station et ne doit pouvoir être mis à voie libre qu'avec Tautorisation de la. gare. Cette autorisation est demandée à la station à l'aide de la sonnerie. Si le train peut être reçu, la gare répond en faisant passer au blanc le voyant de l'appareil terminus, et le garde de ce poste peut alors mettre son sémaphore à voie libre. Dès que le train a franchi ce signal, le garde le remet à l'arrêt et l'enclenche; par . suite de cette manœuvre, le voyant de son appareil et celui de l'appareil de la station d'arrivée repassent au

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rouge, tandis que le voyant du poste de ligne précédent redevient blanc.

Nous venons de voir que la mise à voie libre des sémaphores qui couvrent les gares est subordonnée à l'autorisation des agents chargés du service de la gare. Mais il peut se produire que cette autorisation ait été donnée sur la demande faite par la sonnerie du block, et qu'à l'instant d'après il devienne impossible de recevoir le train. 11 faut alors retirer l'autorisation donnée au garde du poste d'entrée de la gare : ce retrait ne serait pas possible avec les appareils, tels que nous venons de les décrire, parce qu'au moment où le garde du poste d'entrée remet son sémaphore à l'arrêt, pour fermer l'accès de la gare, le voyant de son appareil et celui de l'appareil de station passent bien au rouge, mais celui du poste de ligne précédent passe au blanc, et y indique à tort que la voie est libre. Si un second train se présentait à ce moment, il ne serait pas arrêté et viendrait tamponner par l'arrière le premier train stationnant devant l'entrée de la gare.

Pour écarter ce danger, le poste terminus de gare est pourvu d'une troisième touche, appelée touche de danger ou de secours. Cette touche se distingue des autres par sa position oblique, afin d'éviter toute confusion.

La marche adoptée est, dès lors, la suivante : s'il devient nécessaire de bloquer le signal qui avait été mis à voie libre, la station invite le garde, par un signal conventionnel, à remettre immédiaiement le sémaphore à l'arrêt et à se bloquer à l'aide de la touche de secours.

2l6 BLOCK-SYSTÈME

Lorsque l'agent appuie sur cette touche, il fait passer au rouge le voyant de son poste et celui du poste de la station, mais, comme il intercepte, en même temps, le circuit vers le poste de ligne précédent, le voyant de ce dernier poste reste au rouge.

Block-système aux États-Unis. — Aux Etats-Unis on fait usage, sur certaines lignes, d'appareils de block-système automatiques, mus par Tair comprimé. -

Sur d'autres lignes, on fait l'essai du block-système électrique qui consiste à diviser la ligne en sections de voie isolées, d'un à deux milles de longueur, et formant un circuit électrique.

Quand un train pénètre dans une section, il établit, par l'intermédiaire des roues et des essieux, une connexion entre les deux rails et coupe le circuit.

Cette interruption de courant est utilisée tantôt pour prévenir le garde chargé de la manœuvre des sémaphores, tantôt pour actionner automatiquement des signaux placés le long de la voie ou sur les machines des trains.

En résumé, le block-système ne paraît pas encore être sorti, aux Etats-Unis, de la période des essais.

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