LA CHAUDIÈRE
La locomotive est formée de trois parties distinctes : la chaudière qui sert à produire la vapeur, le mécanisme constitué par l'ensemble des appareils destinés à transformer la puissance de la vapeur en un mouvement de rotation des roues, et enfin le véhicule qui supporte les deux autres parties.
La locomotive comporte en outre un iender lié avec elle ou séparé, et destiné à transporter l'approvisionnement d'eau et de combustible.
La chaudière est divisée en trois parties principales : la botte à feu à l'arrière, renfermant \t foyer, le corps cylindrique, contenant \t faisceau tubulaire, et enfin Xdiboîteà fumée à Tavant, surmontée de la cheminée.
Lt foyer est une caisse métallique, généralement rectangulaire, qui présente à l'arrière une porte pour le chargement du combustible, à l'avant, une plaque tubulaire percée de trous destinés à recevoir les tubes du corps cylindrique.
A la partie inférieure, se trouve la grille, au-dessus du cendrier.
Le foyer est entouré par la boîte à feu, à laquelle il est relié par des armatures, et il se trouve ainsi constamment entouré d'eau.
On brûle généralement de la houille dans les foyers de locomotives, soit directement, soit sous forme de briquettes. Dans quelques pays, en Russie et en Amérique, les foyers sont disposés pour brûler du bois et du pétrole.
Afin de supprimer la fumée produite par la houille, les
machines sont munies d'un souffleur qui permet de lancer dans la cheminée un jet de vapeur produisant un tirage suffisant pour provoquer une combustion énergique : c'est V échappement.
En outre, des foyers spéciaux ont été imaginés ; tels sont les foyers fumivores de Tenbrinck et Thierry, employés par plusieurs Compagnies françaises.
Le corps cylindrique se compose d'une enveloppe métallique, renfermant Teau et traversée par des tubes livrant passage à la flamme et à la fumée.
Le nombre des tubes varie de loo à 200 et même plus ; la surface de contact entre les gaz de la combustion et l'eau à vaporiser est ainsi très considérable et dépasse parfois 200 mètres carrés.
Rappelons que c'est à Marc Séguin, qu'est due l'invention de la chaudière tubulaire, le seul vaporisateur assez énergique pour les services exigés des locomotives.
La chaudière est, le plus souvent, construite en tôle de fer, mais l'emploi des hautes pressions, 14 et 15 kilogrammes, n'a été possible que depuis l'adoption de la tôle d'acier.
A la partie supérieure du corps cylindrique est placé un dôme dans lequel se fait la prise de vapeur, commandée par le mécanicien au moyen du régulateur.
Parfois le dôme est supprimé, et la prise de vapeur se fait par un tube horizontal crépine (percé de trous), placé à la partie supérieure du corps cylindrique.
La boîte à fumée supporte la cheminée et renferme" l'échappement ; elle est fermée à sa partie postérieure