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LE CHASS IS

Une seconde suspension est, en outre, fréquemment réalisée entre le châssis et la caisse, soit à Taide de ressorts, soit à Taide de rondelles, pour amortir encore davantage l'effet des vibrations qui pourraient parvenir jusqu'au châssis.

Les ressorts, dont la longueur varie suivant qu'il s'agit de voitures à voyageurs ou de wagons à marchandises, sont formés de lames d'acier superposées et affectant, par leur ensemble, une forme parabolique.

Les roues, dont le diamètre varie de 90 centimètres à I mètre, et qui doivent être à la fois solides et légères, peuvent être pleines ou à rais.

Pendant longtemps les roues ont été formées d'un moyeu en fonte et de rais en fer, mais depuis plusieurs années, on emploie beaucoup les roues Ârbel, tout entières en fer forgé : les divers éléments constituant la roue sont chauffés nu blanc soudant, puis étampés d'un seul coup de marteau-pilon, de manière à produire la soudure parfaite de toutes les pièces.

Les roues à rais ont l'inconvénient de soulever la poussière et de présenter une plus grande résistance à Tair que les roues pleines : l'emploi de ces dernières tend, par suite, à se généraliser de plus en plus.

Les roues pleines se font de diverses manières : celles en fonte, d'un usage presque exclusif en Amérique, sont également employées dans divers pays d'Europe; sur les chemins de fer français leur usage est interdit dans les trains de voyageurs.

Les roues pleines en fer laminé sont employées sur

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plusieurs réseaux français ; en Angleterreet en Allemagne les roues pleines ont un centre formé de secteurs en bois de teack. Les roues à centre en papier comprimé, ont été également essayées, mais jusqu'à présent on leur reproche de ne pouvoir résister à l'action énergique des freins continus. Les bandages munis d'un boudin, qui doivent former la surface de roulement de la roue, sont fabriqués avec un diamètre insensiblement plus petit que celui des roues : on les place autour des roues après les avoir chauffés ; en se refroidissant, le bandage tend à reprendre son diamètre primitif, et il se produit ainsi un serrage énergique, maintenant le bandage contre la jante. Afin d'empêcher tout déplacement latéral du bandage, on le fixe, en outre, à la jante, à l'aide de rivets, de vis ou de boulons.

Les bandages qui se faisaient autrefois en fer, ou en fer et acier, se fabriquent aujourd'hui presque exclusivement en acier.

Les roues sont montées sur les portées de calage des essieux, légèrement coniques, à l'aide d'une pression hydraulique très énergique (30 à 40.000 kilogrammes).

Le châssis supporte les appareils de choc et de traction.

Les appareils de choc sont constitués par les tampons^ dont la tige pénètre dans un boisseau renfermant, des rondelles ou des ressorts : quelquefois les deux tampons, situés d'un même côté du châssis, sont rattachés aux extrémités d'un même ressort transversal placé à l'intérieur du châssis.

Les tampons d'une même extrémité de voiture ont,

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