J0SE DE MOSCOU A «UNI-NOVGOROD
Pour l'entretien et la surveillance de la voie, des maisons de ^arde cl d'équipe sonl établies le long de la ligne; on a distingué la maison de garde double el la maison de tarde simple ; ces maisons sont réparties de manière à assurer aussi le service des passages h niveau. En général, sur six versles de longueur, on trouve une maison d'équipe et cinq maisons de garde simples ou doubles.
De Peïersbourgà Varsovie, le nombre des passages à niveau est de 69 1 ;
Le nombre des maisons de garde et d'équipe, 1,110.
D'où résulte, pour l'espacement moyen des passages à niveau, un intervalle de 1*,50,
Et, pour l'espacement moyen des maisons do garde et d'équipe, 0',94.
Les appareils télégraphiques son! placés dans toutes les stations, et en outre dans un certain nombre de maisons intermédiaires. Y compris les appareils des stations, l'intervalle moyen enlre deu\ appareils consécutifs varie de i h 5 verstes.
Les grands ateliers de la ligne de Varsovie de l'embrancliemeut sont placés à Saint-Pétersbourg et à Kovno; ces poiuts présentent do faciles rapports avec la mer, par l'intermédiaire de la Néva et du Niémen.
S lit. - LIGNE DE MOSCOU A K1JM-NOVG011ÛD.
La ville Je Moscou est située sur les bords de la Moskva, affluent de l'Oka, qui lui-même tombe dans lo Volga à Nijni-NoTgorod. A 60 verstes en amont de cette dernière
ville, l'Oka reçoit sur sa rive gauche une rivière qui coule de l'ouest à l'est, et qui passe à 60 verstes à peu près au nord de Moscou, sur la route deJaroslaff. Cette rivière est la Kliazma; elle arrose le pied de la falaise sur laquelle s'élève l'ancienne capitale de Vladimir.
Entre Vladimir et le confluent de I'Oka, la Kliazma fait un coude très-prononcé vers le nord, puis revient presque du nord au sud passer près de la ville de Viazniki.
Le tracé du chemin de fer a été conduit à peu près parallèlement à la Kliazma; il franchit, en quittant Moscou, la région qui sépare laMoskva do la Kliazma, cl qui n'a nulle part un relief bien considérable. Parti de Moscou à la cote 62,09, il se trouve k Pavlovo (versle 62! à la cote 50,73 sur la rive droite de la Kliazma, sans avoir dépassé la cote 67,75. Le tracé se développe ensuite sur la rive droite de la rivière jusqu'à la verste90', où il la franchit sur un pont de or. sagènes d'ouverture : la cote du chemin est en ce point 52,50.
Le tracé, sans sortir de la vallée de la Kliazma, se sépare parfois de la rivière, à cause îles détours que fait celleci ; il franchit quelques contre-forts, dont le plus élevé ne dépassrpas la cote 05,65. La cote du terrassement se trouve à 42,32 à la verstc 158, dans la vallée secondaire de la Kolokcha; à la versle 177, elle se trouve à 30.00 dans la station de Vladimir, resserrée entre la rivière et les coteaux sur lesquels est balie la ville. De Vladimir à lïogolioubovo, où la Kliazma reçoit sur sa rive gauche un affluent considérable, la Nerll, le chemin longe la rivière sur une longueur de f 0 versles environ. La Nerll franchie, le tracé abandonne encore la Kliazma a ses nombreuses sinuosités; il remonte de la cote 38,90 à la cote 50,90, pour redescendre bien lot à la cote il, 38 qu'il conserve, sauf
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quelques altérations sans importance, sur une longueur de 20 verstes. Apres être descendu ensuite à la cote 37, 40, qu'il conserve sur une longueur de 5 verstes, il descend encore en pente douce sur 9 verstes de longueur, pour rentrer (verste 238) dans la vallée de la Kliazma, à la cote 35,71. La plaine submersible de la rivière a, en cet endroit, 2', 50 de largeur ; le chemin de fer la coupe par un remblai dont le couronnement l'amène en pente au pont de Kovroff; ce pont a 104 sagènes de débouché.
A la sortie du pont, le tracé butte conlre un massif où il s'engnge, à la cote de 40 sagènes; la Kliazma se dirige vers le nord-est, tandis que le chemin de fer coupeau court vers Viazniki, il travers un terrain des plus tourmentés. Il ne rentre dans la vallée de la Kliazma qu'à la versle 337, après s'être maintenu sur le plateau qui en domine la rive gauche. A la verste 208, le tracé rencontre la rivière Tara, affluent de la Kliazma ; les cotes, qui étaient montées jusqu'à 57,10, redescendent près (le ce passade à 42,85. Elles remontent à la cote 50,88 (verste 280). un peu avant la station deViazniki; en ce point, le tracé n'est éloigné que de quelques verstes de la rivière Kliazma. Mais les détours de la rivière ne permettent pas de l'établir dansia vallée; il reste s«r la hauteur, sauf à s'abaisser pour traverser la rivière Choumara (verste 300), près de laquelle il se retrouve à la cote 40,88. Un nouveau contrefort, celui de Tchoulkovo, le fait remonter a la cote 58,08 (versle314) avec des remblais considérables; pu isune longue pente le ramène à la Kliazma, près de la ville de Gorochovelz, entre les cotes 30 et 31 , qu'il conserve de la verste 332 à la verste 348. Dans cet intervalle, le tracé franchit la plaine submersible de la Kliazma, et la rivière elle-
même sur un pont île i 54 sagenes do débouché , à la cote 30,80. C'eslle plus grand pont do loutlo reseau. A quelques versles plus bas, la Kliazma se jette dans I'Oka, ot lo tracé se rapproche pelil h petit de ce fleuve; il en est éloigné d'un kilomètre à peine à la versle 1162, et il le côloie presque à la versle 380; on cesdeus points, il esta la cote 30,80, mais de l'un à l'autre il franchit un contre-fort peu élevé, qui repousse I'Oka vers le sud, el fait monter de la ligne à la cote 41 ,30. L'Oka fait plus bas un second coude, qui se termine au confluent du Volga a .Nijni- Novgorod : le tracé on abandonne la rive pour couper un eonlre-forl assez bas (cote 38,88), puis pour redescendre dans la plaint: marécageuse qui sépare le Volga de son afiluenl. Il arrive dans celle plaine à lacole 29, 02, à la versle 392, et, traversant les marais d'Orlovka, il vient aboulir à la garo de Nijni-Novgoroil, versle 408, ontre la chaussée à gauche el le village de Kounavina à droite, à l'altitude de 28,53.
La différence entre les colcs de départ et d'arrivée est 3.1-e, 10. Le point le plus élevé du tracé est à la cole Oii.GIS, qui n'excède que de 2" e ,0G la cote extrême la plus élevée.
Sauf une pente de 10 millièmes sur une portion du tracé provisoire entre la première el la deuxième verste, le maximum dos inclinaisons ne dépasse nulle pari 6 millimètres.
La quanlilé de (errassemculs exécutés pour celle liguu s'élève à i ,930,000 sagenes cubiques ; le nombre des ouvrages d'art est de 248, représentant un débouché lolal linéaire de 824 B »,39. L'effeclif des chantiers, en 1859, a élé de 10,000 ouvriers en moyenne, au maximum 12,600.
En réunissant les chiffres que nous avons donnés poulies chantiers îles trois lignes dans la campagne de lSîifl, on voit que la Grande Société u disposé pendant celle campagne d'une armée de 50,000 travailleurs en moyenne, el au maximum do 60,000.
La ligue do IS'ij ni -Novgorod est rattachée au chemin de fende .Moscou à Sahit-I'éleisbouig par une voie provisoire qui traverse la ville de Moscou sur une longueur de 0 versles environ. Un mot sur fes raccordements des lignes île la grande Société avec le chemin de la Couronne doit trouvor place ici.
Le paragraphe 1" de l'acte de concession do 18o7 renfermait l'alinéa suivant : « Los concessionnaires auront la faculté de rallaclier à Saint- Pétersbourg et à Moscou les lignes concédées avec le chemin de fer qui unit ces deux villes. » A Saint-Pétersbourg, le chemin de fer de ceinture qui relie la ligne de Varsovie au chemin de Moscou avait été construit par l'ancienne administration delaligne de Varsovie, el, au moment de la prise de possession de cette ligne par la Société, le chemin do ceinture lui fut remis comme la ligne principale. Celle" remise semblait résulter régulièrement de l'interprétation de l'alinéa que nous venons de citer; dé plus, dans les discussions qui, eu 1856, avaient précédé la signature du contrat passé entre l'Étal et la Compagnie, le chemin de ceinture avait toujours figuré comme une dépendance de la ligne de Varsovie. Sur une pièce émanant de l'Administration des voies de communication, et qui avait servi à fixer à 18 millions de roubles la somme représentant les travaux exécutés par l'Ëlal et repris au prix contant par les concessionnaires, le chemin de fer de ceinture était compté pour 3', 75 dans la longueur attribuée à la ligne de Varsovie. Malgré ces
HO CBEUIN DE CEINTCIIE A PÉTESSBOUBG,
urgumeuisqui, en tout autre pajs, eussent tlô sans rt |ilif|we; malgré la remise faile par l'État, qui consacrait lu droit delà Compagnie par un aveu formel, l'année 1857 n'était pas à moitié écoulée, qu'un ordre du Dirigeant en chef prescrivait à la Compagnie de renoncer au chemin de ceinture; d'après cette nouvelle interprétation, la remise effectuée était le résultat d'uue erreur, et c'était à l'Administration du chemin de Moscou, non à celle du chemin de Varsovie, que devait s'opérer la transmission de la voie de jonction. La Compagnie réclama; elle (il valoir les dispositions du paragraphe 1", elle montra la pièce qui lui avait été transmise ; au premier argument, le Ministre répondit que les dispositions de l'alinéa relatif au chemin de jonction des lignes concédées avec le clieinin de Moscou
bourg, parce qu'il était déjà construit, ut que cet alinéa, où le verbe est au futur, n'avait rapport qu'aux chemins' de jonction qui seraient à construire ultérieurement. Au second argument, la répouse fut plus courte encore : la pièce dont lu Compagnie se prévalait n'avait pas de valeur iitticii'lle, elle n'était /'assignée. La Compagnie, en 1857, ne voulait pas encore engager avec le Ministre la lutte que les empiétements successifs de l'Administration publique rendirent un peu plus tard inévitable, e( elle se borna à l'aire des réserves dont nous verrons plus loin les conséquences.
A Moscou, où il ne s'agissait plus d'un chemin déjà construit, les discussions avec l'Administration furent plus graves encore. La Grande Société était depuis deux ans concessionnaire des lignes rie Théodosic et de Nijui-Sovgorod, quand, en ISii'J, une autre Compagnie obtint la concession du chemin de fer de .Moscou a Saratoiï, dont