‹ Les chemins de fer russes de 1857 a 1862 (volume 2)Chapitre 2 sur 118 · IS · texte numérisé non relu

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Les chemins de 1er russes sont le premier objet des éludes que nous publions ici. Parmi les questions dont nous nous sommes proposé l'examen, il en est de techniques, il en est de purement descriptives, il en est aussi d'économiques: toutes appartiennent à l'art de l'ingénieur. Notre sujet se prêts; d'ai!ls;urs h des développements dans deux directions bien différentes. Le point de vue technique nous conduit à l'élude des questions d'art et de théorie ; le poiul de vue local nous révèle quelques traits de la Russie, de ce grand pays si peu connu et si imparfaitement apprécié, qui peut dovenir l'objet de tant d'intéressantes recherches. Nous prendrons des matériaux dans chacun de ces deux ordres d'idées, sans avoir la prétention de tout dire sur ces matières inépuisables.

Avant tout, nous donnerons, pour fixer les idées du lecteur, le tableau des lignes dont il sera plus spécialement question dans cet ouvrage.

L'oukase du 26 janvier (7 février) 1857 a concédé les

cinq lignes suivantes à la Grande Société des chemins fie fer russes :

La ligne Je Saint-Pétersbourg à Varsovie ;

L'embranchement de celte ligne vers la frontière de Prusse ;

La ligne do Moscou à Nijni-Novgorod ;

La ligne de Moscou à Théodosie ;

Et la ligne de Koursk ou Orel à Libau.

Le développement total du réseau concédé dépassait quatre mille kilomètres. De 1857 à 1862, les trois premières de ces cinq lignes ont été achevées par la Compagnie concessionnaire; les deux aulres ont élé, d'un commun accord, retranchées de la concession en 1861. après des opérations d'études et un commencement d'exécution.

Rappelons encore qu'un chemin de fer construit et esploilé par l'État réunit depuis ISiil les deux capitales de la Russie, Moscou cl Saint-Pétersbourg.

Voici quelques documents sur les mesures russes les plus usuelles, pour compléter cet avant-propos.

Les Russes ont deux unités principales de longueur, l'une pour l'arpentage, l'autre pour la mesure des étoffes : la première répond a notre ancienne toise, la seconde à notre ancienne aune. Elles variaient autrefois d'une localité à l'autre, quand l'empereur Pierre le Grand décréta l'adoption d'un rapport simple entre ces deux, mesures, et lixa de plus le rapport de l'une d'elles au pied anglais. Ce décret n'a pas élé conservé dans les lois russes, et c'est

seulement en 183a que l'empereur Nicolas donna aux rapports choisis par Pierre le Grand une consécration légale. L&sagènc t uml6 d'arpentage, vaulseplpietlsanglais.ett'a)'- >:/imne, mesure de longueur pour les étoffes, est le tiers de la sagene. Le pied anglais est admis en Russie comme mesure légale.

L'unité de mesure itinéraire est l&vmte, qui équivaut a 500 sagenes ou à 3,500 pieds anglais.

L'archinne se divise en 16 parties égales appelées verschok, qui se subdivisent en huitièmes.

Ed rapportant ces diverses mesures au mètre, on obtient le tableau suivant :

versta — 500 saines... ~ t0tt6»,>

sagtnc -- 7 pied) anglais — 3 orrhinnes russes — S", 131

arrhmne — 1B lersttiok fl"vll

vereebok — 0",0H

pied nfiRlai* <=- 12 pouces — 0".3f>*,i»

pouce anglais — n-ua.i,*

Les mesures usuelles de superficie et de volume sont en général déduites de la sagene :

La décialine, mesure agraire, est la surface d'un rectan gle de 60 sagenes de long sur 40 de large; elle contienl 2, 400 sagènes carrées, et équivaut à 1 hectare, 092 {1).

Les ingénieurs étrangers ont introduit en Russie la rfi-

(I) 11 ciislc une nuire décialine. Jilc éco'wmique, qui équivaut .1 un rectangle île KO sagenes de long sur 40 de large, on au double du rar:v de 40 sagenes de cote 1 : elle conlienl 3,200 sagenes carrées, cl esl fjcil': à 1 hect 48.

i INTRODUCTION.

vision décimale de la sagène linéaire, do la sageue carrée et de la sagène cubique. Cette division a été admise par l'administration publique, sans avoir cependant de valeur officielle. Les cotes en mètres et en millimètres ont été tolérées sur les dessins des ouvrages d'art métalliques , pour lesquels il était d'usage d'employer le pied, le pouce et les fractions de pouce.

Les Russes ont des mesures de capacité distinctes pour les liquides et pour les céréales. L'unité pour ia mesure des liquides est le vedro, 491'", 96; pour la mesure des céréales, lo tchetvert, âOS^'.iJO.

Les uuilés de poids son[ fixées par une loi de 1747.

La livre russe se divise en 22 lot fis, chaque loth en :t zolotmh, chaque zololnik en DO dulh. La livre russe est égale à40D sr ,ol ; quarante livres font an pond, ou fli Li, ,38.

Lue tenue française de 1000 kilogrammes équivaut presque exactement à 6 1 pouds2 livres; une tonne anglaise de 20 hvndrcd weights (ewt.) ou de 1016 kilogrammes est à très-peu près égale a t>2 pouds.

L'unilé monétaire est le rouble, monnaie d'argent qui se subdivise en lu» kopeks, cl qui u une valeur iulriusèque égale a 4 francs. Ij monnaie d'argent est au litre de StjS.sauf ies pièces d'appoint qui sont altérées; la monnaie d'oi est au titre do 916'/,. supérieur au tilro des pièces de 20 francs, et égal au titre des monnaies d'or anglaises.

Pour les calculs peu rigoureux, on peut confondre la verste avec le kilomètre, la déciatine avec l'hectare, la sagène linéaire avec 2 mètres, lasagène cubique avec 10 inètres cubes.

Les pressions se calculent généralement en Russie en

lonncs anglaises par pouce carré ; or, une tonne par pouce équivaut à Irès-peu près a i kilogramme 57 par millimètre carré, rapport facile à retenir : l,îi7 est la moitié Ue 3,14, valeur approximative du nombre n.

Les cartes lopograpbiques russes sont générale ment établies à l'échelle d'un pouce par verste, ou d'un pouce par trois ventes, on d'un pouce par dix versles, c'est-à-dire

au ïâ55>> au ïji^iôô' 011 au ïî3ûixi-

Au pair intrinsèque , un rouble par poud équivaut à 244 fr. 19 par lonne française: 4 roubles par poud font donc a peu près 1,000 francs par tonne.

I poud par pouce cube équivaut presque rigoureusement à I kilogramme par centimètre cube.

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