‹ Les chemins de fer russes de 1857 a 1862 (volume 2)Chapitre 28 sur 118 · CANAUX · texte numérisé non relu

CANAUX

est occupé par le lac Plavio, région in différente oii se rencontrent beaucoup de marais, et qui, entourée de lous côtés par des rivières, est appelée une Mésopotamie par M. de Maistre. C'est par cette Mésopotamie que s'est opérée l'invasion française de 1812, et c'est par elle aussi, malheureusement pour les Français, qu'a du s'opérer la retraite. Le canal do la Bérézina, qui traverse cette région, constitue un véritable système de navigation entre la Baltique et la mer Noire ; mais ce système est à peu près lictif. Le canal n'est fréquenté que par les trains de bois à cause de son peu de profoudeu r. Comme système de navigation générale, il présente des inconvénients radicaux. La Dvina a au-dessous de Dunabourg des rapides qui empêchent les bateaux d'y naviguer à la remonte, et le Dniépr, au coude qu'il forme près d'Ekalerinoslaf, est parlagé par une longue suite de cataractes infranchissables eu deux parties sans communication possible de l'une à l'autre. La navigalion fluviale du Dniépr cesse une centaine de verstes au-dessus du point où la navigation maritime commence. Le canal de la Bérézina, réunissant deux fleuves hérissés de telles difficultés, est donc d'un intérêt purement local. Il a été commencé on i 797 et achevé en 1 805, puis amélioré à plusieurs reprises sans cesser d'être un canal insuffisant.

Le canal royal est en Pologne la jonction du bassin de la Baltique au bassin du Dniépr, par l'intermédiaire de la Vislule et de son affluent le Boug. Commencé dans les dernières années de l'indépendance de la Pologne et abandonné après le partage de 1795, il n'a élé repris par l'Administration russe qu'en 1838, el achevé qu'en 1842. On a appliqué à ces voies navigables le barrage à fermettes mobiles de M. Poirée.

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