LE RÉGIME DES FLEUVES
g I". — CONSlUÉKATKWS CÉNÉltALKS. - LA NÉ VA. — LES CHUES.
Le régime des cours d'eau est peut-être ce qu'il y a de plus caractéristique dans la physionomie des pays du nord. Au point de vue des coustruclions, les glaces et les débâcles donnent à résoudre un problème complètement inconnu dans les climats plus tempérés.
Chaque hiver la glace formée sur les rivières devient généralement assez épaisse pour porter les plus lourds fardeanx. Tout mouvement apparent de liquide est alors suspendu : les petits affluents gèlent, la pluie est remplacée par la neige, les sources diminuent de volume, ou même tarissent. En même temps, le travail de décomposition qui, à des températures un peu plus élevées, s'opère sans cesse dans la nature, est interrompu pour plusieurs mois. Lorsque le printemps ramène un peu de soleil ci de chaleur, une crise violente opère en quelques heures la transformation des cours d'eau : la débâcle n'est que le dernier et le plus brusque des phénomènes qui accompagnent le passage de l'hiver à l'été.
L'eau, en se solidifiant, produit d'abord des morceaux