‹ Les chemins de fer russes de 1857 a 1862 (volume 2)Chapitre 46 sur 118 · LA NÉ VA · texte numérisé non relu

LA NÉ VA

des débâcles peu forles. Ainsi, la Dvina, dont les débâcles sonf très- violentes à Dunabourg, n'a pins de débâcles pour ainsi dire à Riga. Par une raison semblable, les piles du pont construit pour le chemin de fer prussien à Dirsebau sur la Vistule, ne sont défendues que par do simples avant-becs triangulaires , tandis que des brise-glaces sont indispensables sur tous les coursd'eau de l'intérieur du continent.

Une pile placée dans le milieu d'une rivière doit être Ircs-soigneusemcul protégée contre les débâcles; et encore faut-il prévoir, outre l'action propre des glaces, les complications que peuvent produire les corps llotlanfs mal défendus et eu traînés par elles. Des embarcations, des ponts en charpente, des établissements de bains, des bateaux pour la conservation et la vente du poisson, cèdent quelquefois k la pression du torrent , ef viennent menacer les constructions établies plus bas dans la rivière.

Pour ne pas nous perdre dans des généralités, nous étudierons ici le régime d'un fleuve en particulier, delaNéva.

Ce grand cours d'eau sort du lac Ladoga à Sehlusselbourg, et se jelle dans le golfe de Finlande, à 63 kilomètres au-dessous de son origine.'

Le lac Ladoga, le plus grand lac de l'Europe, a 203 kilomètres de long sur HO kilomètres de large. Sa plus grande longueur est dirigée suivant une ligne légèrement inclinée sur les méridiens, qui passe parla pointe la plus septentrionale de la Norwége. L'eau qui sort de cet immense bassin d'épuration est très-limpide. Elle est de plus extrêmement pure : c'est une des meilleures eaux potables, malgré Ils effets purgatifs qu'elle exerce sur cerfains tempéraments, et ellecnnvient surtout pour in préparation du (hé.

Page 1