‹ Les chemins de fer russes de 1857 a 1862 (volume 2)Chapitre 50 sur 118 · I 06 CRUES · texte numérisé non relu

I 06 CRUES

Les crues do la Néva sont causées par la variation du niveau de la mer sous l'action du vent. A Pétersbourg, les vents les pins fréquents sont le vent d'ouest et le vent de nord-est : le premier souille dans la direction du golfe, le second suit la dépression occupée par le lac Ladoga. L'été, ces deux courants d'air, traversant des espaces couverts d'eau, se chargent plus ou moins d'humidité et amènent des nuages et de la pluie. L'hiver, le lac Ladoga est entièrement gelé, mais le golfe n'est solidilié qu'à une soixantaine du versles do Pélershourg : le vent d'ouest arrive donc encore chargé de vapeurs et à une température assez élevée pour amener le dégel, tandis que le vent du nord-est n'y parvient qu'à une basse température et à l'état sec. Pétersbourg se trouve ainsi pondant l'hiver dans une situation comparable à celle des villes du centre do la Russie, lorsque le vent ne vient pas de l'ouest : de là résulte que, suivant la direction prédominante des vents d'un hiver à l'autre, la température y varie du dégel à 2;i ou 30° au-dessous de zéro.

Lorsque la Néva n'est pas encore gelée, le vent d'ouest amoncelle les eaux de la mer à son embouchure, et y produit des crues qui peuvent atteindre jusqu'à 16 pieds d'élévation [4", 87). Or, à 7 pieds (2", 13) de hauteur au-dessus de I'éliage, la Néva se trouve à peu-près au niveau des quais de Pétersbourg. Une crue de 16 pieds envahit donc toute la ville. Aussi des mesures de police sont prises pour atténuer, autant que possible, les effets d'une inondation générale. Des que la Néva dépasse jin certain niveau, des

viennent du rcllus île l'eau du golfe; cl changent la hauteur du plan d'eau sans altérer la débit.

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