DE LA HÉVA
signaux sont mis h la tour de l'Amirauté, point de concours de (rois grandes rues rcctilignes ; si l'eau continue à monter, on l'indique par des coups de canon répétés à certains intervalles. Lorwju'enfin la crue atteint 7 pieds, les habitants des soubassements des maisons sont tenus de déménager. Ou ne tolère plus dans les maisons neuves rétablissement du chambres dont lo seuil soit au-dessous du niveau de la grande cruo de 1824, qui est conservé par des repères dans tous les quartiers.
C'est en général vers l'arrière -sais on que les crues de ia iSéva se produisent. Les vents d'ouest, quand ils s'établissent a cette époque de l'année, relardent la prise de la glace sur la rivière et jusque sur le Ladoga. En 1824,1a Néva n'a gelé que le 6/18 décembre. Presque tous les ans. le mois d'octobre ou le mois de novembre, et quelquefois le mois de septembre, voient se produire une crue qui ne dépasse pas 4 a .5 pieds. Pour que la crue tolale de 10 pieds se réalise, il faut un concours de circonstances heureusement fort rare. Certaines directions de veut d'ouest agissent à la fois sur les eaux du golfe et sur celles du lac Ladoga ; elles appauvrissent la Néva par l'amont ru même temps qu'elles la gonflent par l'aval, ce qui réduit l'amplitude de l'effet produit. La direction du veut qui correspond au maximum d'élévation des eaux est une direction bien déterminée qui n'opère pas cette compensation. Les inondations de Pélersbourg, malgré le peu de relief des rives de la Néva, sont en définitive un phénomène dont la probabilité, déjà très-petite, deviendra moindre encore avec le temps, parce que le travail des -énri alions successives exhausse d'une manière sensible le sol de la ville. Les inondations n'ont pas d'ailleurs à Pétersbourg le caractèrequ'elles ont le long de nos grands