CLIMAT
dans les régions septentrionales parce que le soleil y coupe l'horizon sous un angle de plus en plus aigu. Le rcsullat de celle addition est tout en faveur des régions boréales où les anciens plaçaient l'empire de la nuit.
Sous la latitude de Saint-Pétersbourg, il n'y a rigoureusement plus de nuit depuis le commencement du mois de mai jusqu'à la fin du mois de juillel. L'éclairage des rues, comme l'allumage des phares du golfe de Finlande, cesse le ^ mai pour ne reprendre que le ^ août. Pendant celle période de trois mois, les étoiles ne se montrent plus; chaque soir, Sainl-Pélers bourg reçoit les rayons du soleil couché, dont on voit encore à minuit la lueur rouge passer à l'horizon dans la dircelion du nord. Ce jour continu est un des grands charmes de l'été dans les pays voisins du cercle polaire : la doucelumière du soleil ahseul pour plusieurs heures n'y produit pas l'impression monotone et fatigante du soleil perpétuellement levé qui, plus au nord, éclaire pendant des mois entiers les régions do la zone glaciale.
C'est seulement h partir de 57" de latitude que le phénomène d'une nuit sans téuèbrcs se manifeste avec une suffisante intensité.
Pendant l'hiver, le soleil, constamment couché pour la calotte polaire, monte à peine de quelques df-rés au-dessus de l'horizon pour les hautes latitudes de la zone tempérée.
Il est facile d'évaluer pour uu point quelconque pris sur la carte la hauteur du soleil à midi en diverses saisons de l'année. Auxéquinoxes, elle est égale à la distance du point donné au piMi 1 ; au solstice d'hiser, elle est égaleàladistauce du point au cercle polaire, et au solslice d'été, à la dislance du point au cercle polaire mesurée au delà du pôle jusqu'à la seconde rencontre de ce cercle avec le méridien. Prenons