‹ Les chemins de fer russes de 1857 à 1862Chapitre 132 sur 155 · DEUXIÈME GROUPE DE TRAVAUX · texte numérisé non relu

DEUXIÈME GROUPE DE TRAVAUX

Quai sud de TavaDt-port et du port, jusqu'au pont. . 452,000

6* Ponl fixe aTcc pont tournant 100,000

T Prolongement des quais vers le lac, terre- pleins ,

draguages 667,250

8** Forme de visite et de radoub (une seule d'abord). . 600,000 / ^»^^^»^^^

9** Cales de construction 154,500

1 0* Digue d'enceinte dans le lac et barrage mobile . . . 289,000

M* Installations diverses 57,250

Total général 5,300,000 roubles.

Les clûflres précédents ne comprennent pas les indemnités de terrain, qui, d'après la situation des principaux ouvrages, seraient \)eu considérables ; ni les dépenses à faire pour les entrepôts de douanes, au compte de l'État, et les gares et accessoiies au compte de la société des chemins de fer. Ces chiffres s'appliquent spécialement, en un mot, aux travaux hydrauliques.

Les ouvrages en première urgence devraient être entrepris sans délai et terminés dans un délai de cinq ans au maximum, au moyen d'un crédit annuel de 600,000 roubles.

Si tous ces travaux étaient exécutés, le port de Liban aurait les longueurs de jetées et de quais, ainsi que les superficies de bassins suivantes :

Le développement total des digues d'enceinte de l'avant-port serait de 850 sagènes (1768 mètres) ;

La superficie de l'avant-port serait de H 6,500 sagènes carrés (environ 55 hectares);

Le développement des quais accostables atteindrait 2665 sagènes (ou 5676 mètres);

Un superficie du port proprement dit serait de 74,000 sagènes carrées (soit 54 hectares).

Si l'on voulait comparer ces chiffres aux chiffres analogues pour quelque grand port étranger, on verrait que le Havre, par exemple, en 18^40 (on y a beaucoup construit depuis cette épo(jue) avait environ 29 hectares de bassins, et 6,000 mètres de longueur ^e quais accostables.

Le port de Liban pourrait donc être mis au rang des établissements maritimes de premier ordre, par l'étendue des ressources qu'il offrirait 5 la navigation.

Télégraphe, — Jusqu'en 1842, l'administration des. télégraphes aériens faisait partie dû ministère de la guerre; il n'y avait alors que deux lignes télégraphiques : Tune de Tétershourg à Kronstadt, l'autre de Pétei-sbourg à Varsovie. Eh 1842, cette administration fut réunie à celle des voies de communication. On commença en 1852 les essais de télégraphie électrique. Les premières lignes étaient formées de fils entourés de gultapercha et enfouis dans la terre; cet essai n'ayant pas réussi, on revint aux fils posés sur jx)teaux. En 1860, il ne restait plus dans la Russie d'Europe que huit chefs-lieux de gouvernement en dehors du réseau télégraphique ; ' ce réseau comprenait 1 51 stations, 555 appareils, 17,098 verstes de lignes exploitées et 22,755 verstes de fils conducteurs. L'administration des télégraphes venait d être détachée du ministère des voies de communication pour former à elle seule une sorte de ministère spécial. La plus grande entreprise de cette administration est rétablissement d'une ligne de 10,000 verstes partant de Kazan et aboutbsant à Nicolaïefsk, sur les rives du fleuve Amour : elle est à l'étude depuis 1860. En 1862, elle atteignit Omsk. On la prolongea d'environ 1,000 verstes en 1865, et à la fin de 1864, il ne restait qu'environ 2,800 verstes à consiruire pour la faire aboutir à la mer. Un embranchement de 1 ,800 verstes réunira probablement dans quelques années la ville de Pékin au réseau russe. Enfin le prolongement de la figue sibérienne vers l'Amérique est décidé en principe, et lorsqu'il sera exécuté, ce qui ne peut tarder beaucoup, les fils télégraphiques feront le tour entier du monde *.

* Voyez Annales télégraphiques, 1864, p. 318.

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