‹ Les chemins de fer russes de 1857 à 1862Chapitre 45 sur 155 · LA NEVA · texte numérisé non relu

LA NEVA

ranlc esl modifié el s'approche de plus en plus du poiul où il sera définilivcmenl

rompu.

Lorsque Teau absorbée a donné un jeu intérieur suffisiinl aux diverses parties de l'immense morceau cpii couvre la rivière, la glace se met en mouvement; elle s'arrête quelquefois après ce premier pas, puis se met en marche de nouve^iu. Elle commence à se briser sous l'effort de conq)ression exercé latcndement par les rives. Aux coudes et aux étranglements du lit des rivières, les morceaux détachés s'entre-choquent, les jdus grands se redressent et forment une embâcle qui arrête momentanément la marche du phénomène.

La débâcle est crune intensité et d'une durée variables d'une rivière à l'autre, et d'un i)oint à l'autre d'une même rivière. Sur la Neva, à Pétersboui*g, elle ne dure que trois heures ; sur la Dvina, à Dunaboui'g, elle dure vingt-quatre heures au moins. Le voisinage de la mer assure en général des débâcles peu fortes. Ainsi, la Dvina, dont les débâcles sont très-violentes à Dunabourg, n'a plus de débâcles pour ainsi dire à Riga. Par une raison semblable, les piles du pont construit pour le chemin de fer prussien à Dirschau sur la Vistule , ne sont défendues que par de simples avant-becs triangulaires, tandis que des brise-glaces sont indispensables sur tous les cours d'eau de l'intérieur du continent.

Une pile placée dans le milieu d'une rivière doit être très-soigneusement protégée contre les glaces et les corps flottants mal défendus qu'elles peuvent entraîner. Des embarcidions, dct ponts en charpente, des établissements de bains, des bate<iux pour la con§er^at'on et la vente du poisson * , cèdent quelquefois h la débâcle, et viennent menacer les constructions éUibliesen aval.

Pour ne pas nom perdre dans des généralités, nous étudierons ici le rt%ime d'un fleuve en particulier, de la I^'éva.

Ce grand cours d'eau sort dii lac Ladoga à Schlûsselboui'g, el se jette dans le golfe de Finlande, à 65 kilomètres au-dessous de son origine.

Le lac Ladoga, le plus grand lac de l'Europe, a 205 kilomètres de long sur 140 kilomètres de large. Sa plus grande longueur est dirigée suivant une ligne légèrement inclinée sur les méridiens, et passant par la pointe la plus septentrionale de la Norwége. L'eau qui sort de cet immense bassin d'épuration est très-limpide. Elle contient très-peu de matières étrangères en dissolution : c'est une des meilleures eaux potables, malgré les effets purgatifs qu'elle exerce sur certains tempéraments, et elle convient surtout pour la préparation du thé.

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