‹ Les chemins de fer russes de 1857 à 1862Chapitre 54 sur 155 · DES PLAINES SUBMERSIBLES · texte numérisé non relu

DES PLAINES SUBMERSIBLES

ont en généi-al une rive basse en face d'une rive escarpée, ce qui suffil pour donner une immense larçeur aux plaines submersibles.

Les chemins de fer conslruils de 1857 à 1862 rencontrent plusieurs grands cours d^'eau dont ils traversent les champs d'inondalion. On trouve sur le réseau de la Grande Société quatre traversées de rivières à j)eu près semblables. Ce sont les deux traversées de la Kliazma, près de Kovroff et de Gorokhovetz, sur la ligne de Nijni- Novgorod, et celles de la Dvina et du Boug sur la ligne de Varsovie. Lorsqu'il fut question de déterminer le débouché à donner à ces passages, on commença par projeter des ouvertures spéciales pour chaque dépression de la plaine submersible. Près de Kovroff, par exem})le, on avait projeté, outre le pont* principal qui a •. 104 sagèneSj deux jionts de 20 sagènes chacun pour les lacs Nerkhe et Padbornoe, qui sont en communication avec la Kliazma pendant ses crues. Près de Gorokhovetz, un pont particulier était réservé de même sur une crique de la Kliazma qui forme conune un nouveau bras du fleuve pendant les hautes eaux. On avait projeté à Dunabourg, un pont de 30 sagènes faisant suite au grand \X)n{ de la Dvina, et ouvrant la levée du chemin de fer à la hauteur du premier des ponts analogues résenés sous la chaussée qui va de Dunaboui'g à Kovno. Enfin, au passage du Boug, on laissait dans le remblai une ouverture pour l'écoulement d'un ruisseau du marais d'Oi^zelek, lequel est couvert par Teau du Boug quand la rivière est en crue.

Un accident arrivé au point oii le chemin de fer de Nijni rencontre une première fois la Kliazma, près de Pokrofl*, et un accident semblable arrivé au remblai près du pont d'OiT^elek, démontrèrent qu'il y avait lieu de se méfier de la prétendue utilité de ces débouchés supplémentaires. S'il était possible de diriger à volonté les eaux d'un fleuve en crue, on partagerait le volume à débiter entre chaque ouverture de manière à n'excéder nulle part la dépense dont chacune est capable. Mais il est rare que ce partage se fasse équitablement par le seul mouvement des liquides, et, en voulant soulager le débit d'un grand pont, on appelle souvent vers l'arche de décharge la presque totalité des eaux du fleuve, qui affouillent et ruinent l'ouvrage.C'est ce qui est arrivé au pont de Pokrofl*, en un point où pourtant la Kliazma n'est pas encore une très-grande rivière. Le pont principal de 66 sagènes était suivi d'un petit pont de 8 sagènes. La cnie de 1860 affouilla tellement le petit pont, qu'on fut obligé de le reconstruire en en doublant le débouché.

Cet exemple, bientôt confirmé par l'accident du remblai d'Orzelek , conduisit à supprimer les travées supplémentaires des passages de Kovroff et de Gorokhovetz, et à substituer au pont prévu pour le marais d'Orzelek, une simple buse à clapet, que Ton ou>Te iK)ur le drainage particulier de la dépression occupée parle mai^is,

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