U INFLUENCE DU CLIMAT SUR LES CONSTRUCTIONS
La charpente doit supporler :
rOl'DS klLOCIUNMCft
par par
sagcne carrôe. inclre carré".
1* Le poids des pannes, des voligcs et de la tôle 4 14,40
2* Une couche de neige d'un quart de sagène *(0",o3) de
hauteur, pesant 12 43,20
5" La pression exercée par un coup de vent à la vitesse de 17 à 20 mètres par seconde , équivalant à une pression verticale de 14 50,90
Total 30 108,50
En retranchant dn lotal le poids 14'',40 qni fait partie du poids propre de la toiture, on trouve une surcharge accidenleUe de94SlO par mètre carré. Le poids admis pour une couche de- neige deO'^SS de hauteur parait un peu insuffîsant. La surcharge accidentelle n'en surpasse pas moins de moitié celle qu'on adopte généralement en France pour les calculs du même genre. Par contre, le poids de 14*^,40, pour la couverture, est plus petit que les poids des tuiles et des ardoises.
La Grande Société avait commandé à une usine anglaise une toiture pour le prolongement qu'elle avait construit en arrière du bâtiment principal de la gare de Pétersbourg, et qui était destiné à faciUter les manœuvres de gare et à remiser une certaine quantité de matériel. La toiture était formée de vingt-cinq fermes, espacées de 2 sagènes (4'%26) eX présentant chacune une ouverture totale de 20 sagènes (42'",66), avec une flèche de 2"%80 (5-,96).
La penle du comble est ainsi mesurée par le nombre 0,28, légèrement supérieur à 1/4. Chaque ferme, y compris les entretoises, les pannes et la couverture, pèse 12 tonnes, ce qui fait pour les 25 fermes un poids total de 300,000 kilogrammes.
Le projet avait été rédigé conformément aux usages des constructions anglaises, c'est-à-dire en prévoyant des surcharges accidentelles très -petites. Quand les fermes furent exécutées, on appliqua au calcul de vérificalion de leur résistance la surcharge de 94 kilogrammes par mètre carré adoptée pour Pétersbourg. Ce calcul fît voir que les tirants supportaient, par millimètre carré, une teiis^ion un peu supérieure à 12 kilogrammes, et que la compression atteignait 9 kilogrammes en certains points de l'arbalétrier. Peut-être en d'autres pays eût-on admis sans difficulté ces hautes limites. Mais, sous le climat de Pétersboug, on craignit pour la durée de la toiture, et on chercha un remède à l'insuffisance des dimensions sous la condition de ne rien changer à l'arbalétrier. La solution imaginée n'exigea que le remplacement de quelques pièces secondaires. Des colonnes en fonte, placées sous les milieux des arbalétriers de trois en trois fermes, portent à leur partie supérieure