‹ Les chemins de fer russes de 1857 à 1862Chapitre 74 sur 155 · DILUVIUM SCANDINAVE · texte numérisé non relu

DILUVIUM SCANDINAVE

Diverses érosions ont creusé dans le plateau russe les vallées des fleuves qui Tarrosenl. La plus remarquable de toutes est celle qui a été produite par le diluvium Scandinave, et qui a formé les bassins du lac Ladoga et du lac Onega. Ce diluvium a répandu dans toutes les directions, à partir du cap Nord, des blocs de granit, dont on relrouve des morceaux jusque près de Paris sur les plateaux qui dominent le cours de la Seine. Les blocs erratiques que Ton voit en Russie, plus voisins de leur point de départ, onl, dans le nord surtout, de grandes dimensions. La limite où a cessé le transport de ces blocs a pu être tracée avec précision pour toute TEurope*. En Russie, celle ligne passe à Rechitsa dans le gouvernement de Pinsk (lat. 52**), ù Trolevelz, à Glouclioff (gouvernement de Tchernigoff), remonte au nord jusque près de Kalouga (lat. 54"*), puis redescend jusqu'à Yorouèje (lat. 51° 50'), laissant ainsi en dehors toute une pointe occupée par Orel et Koursk ; de Yoronèje, elle se dirige en ligne droite vers TOural, qu'elle atteint à la latitude de 62% Elle éprouve là un brusque changement de direction qui lui fait gagner la mer en face des îles Kalgoueff, sous la latitude de 69\ Le cercle qu'elle dessine, abstraction faite des inflexions purement locales, a pour centre le cap Nord, poipt autour duquel s'est opéré le rayonnement du diluvium Scandinave.

Les archipels de la Baltique ont gardé du diluvium des traces encore saisissantes. Les pointes septentrionales des îles ont conservé le poli que le courant, dirigé en ce point du nord au sud, a donné à leurs surlaces. « L'usure de la surface des rochers exposés au nord, » dit sir Roderick Murchison, « offre un frappant contraste avec l'état naturel de ces rochers. Si nous n'avions pas personnellement visité la Suède, et traversé le golfe de Bothnie, de Stockholm à Abo, nous n'aurions certainement pas pu nous former une idée de la grandeur et de la constance de ce phémène. Nous avons passé à travers des centaines de petits îlots, dont aucun ne s'élève à plus de 60 ou 100 pieds au-dessus de la Baltique, et nous avons reconnu que, dans tous, le côté du nord présente une surface usée, arrondie, polie et rayée comme sous l'action d^un ragrément formidable, tandis que les faces tournées vers le sud sont restées abruptes et rugueuses '. »

frontière de TAsic centrale, avec celle de la France en Algérie, de rAngleterre dans Tlnde, de la Hollande dans toutes ses colonies, des États-Unis en Amérique. Voir aussi Reime des Deux Mondes du !•' juin 1867, les Russes en Boukharie,de}li, Guillaume Lejean. — Une collision des Russes et des Anglais sur la frontière de rinde, événement qui préoccupait si vivement Topinion il y aune vingtaine d'années, parait bien peu probable aiyourd'hui.

* Voir Carte géologique, pi. XXXIX.

' Voici la citation plus complète :

Power fui abrasion of Oie north ends of promontories, We now specially allude to the «stoss Seide» or

GÉOLOGIE. i05

Nous mentionnerons ici les divers terrains qui se montrent à la surface du plateau limité aux chaînes de montagnes, et en suivant Tordre de succession, à partir des plus anciens, et en laissant de côté les terrains azoïques, que Ton voit seulement dans les quatre chaînes et dans leurs ramifications, comme dans les rochers du lit du Dniepr à Alexandrovsk, ou comme dans quelques lambeaux gi^anitiques entre le lac Onega et la mer Blanche.

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