‹ Les chemins de fer russes de 1857 à 1862Chapitre 73 sur 155 · MONTAGNEUX · texte numérisé non relu

MONTAGNEUX

pour le mont Koujakowski, 1,008 pour le Taganaï, 900 pour le Kalchkanar, el 894 pour le Jourma : des hauteurs égales se renconlrent dans la chaîne des Vosges, syslètne qu'on peut regarder coranie contemporain de TOural.

Le faîte de l'Oural sépare les eaux Iribulaires de la Petchora, de la Dvina septentrionale et du Volga, de celles qui se jettent dans l'Ob. Le fleuve Oural, qui se rend dans la Caspienne comme le Volga, contourne l'extrémité méridionale de la chaîne. Certains gouvernements de la Russie européenne, ceux de Perm et d'Orenbourg, empiètent sur k Sibérie, et sont à cheval sur les deux versants. L'importance géographique de l'Oural ne doit pas être jugée d'après ces limites administratives; les Russes le considèrent comme la ceinture de la Russie d'Europe, et lui en donnent le nom*.

Le plateau qui s'appuie latéralement sur ces quatre massifs présente vers le N.-O. un bombement qui a reçu le nom de hauteurs Alaounes * ; c'est dans cette région que se trouvent les monts Valdaï, improprement nommés des montagnes. Nous avons reconnu là le faîte qui sépare le bassin de la Baltique de ceux de la mer Noire et de la Caspienne. Vers le S.-E., au contraire, le plateau russe s'abaisse et éprouve une lorte dépression dont les points bas sont occupés par la mer Capienne el le lac d'Aral \ La mer Caspienne, qui présente une surface de 1 ,200 kilomètres du sud au nord sur 300 kilomètres de large, a un niveau de 25 mètres plus bas que le niveau de la mer Noire; la profondeur maximum' atteint 140 mètres. La pente des bords, excepté au pied du Caucase et des rivages de la Perse, est extrêmement douce. C'est probablement une immense masse d'eau emprisonnée par les soulèvements voisins, et qui s'est réduite peu à peu jusqu'à ce que Tévaporation de la surface fit équilibre au tribut des fleuves affluents ; cet équilibre n'est peut-être pas encore tout à fait réalisé. Les steppes et les déserts qui s'étendent à l'est de la Caspienne jusqu'au lac Aral %ont habités par des peuplades barbares ; sur les bords du lac Aral subsiste encore un royaume tatar, le khanat de Khiva, qui a seulement une population de 500,000 âmes : faible débris d'une puissance en ruines depuis la chute de Kazan et d'Astrakhan \

* Poîass.

* Alaounskoie prostrantsiH),

^ Aral, Orel, Aigle ; ce nom a été donné à des villages, à des villes, à des rivières,à des familles : Orei, Orlovka, Orloff, Orli, etc.

* Le khan de Khiva est aujourd'hui tributaire de la Russie. — Depuis 486i, Tcmpire russe a fait de nouveaux progrès vers KOrient , et menace Tindépendance de tous les royaumes boukhares. La chute de ces Étals arriérés ne doit inspirer aucun regret. La Russie représente à leur égard une cirilisation plus avancée, et d ailleurs la conquête est pour elle le seul moyen de garantir la sûreté de sa frontière. On peut lire à ce sujet la circulaire du gouvernement russe ^ ses agents diplomatiques, en date du 24 novembre 4864 (publiée dans Y Année Géographique de N. Vivien de Saint-Martin, 4866, p. 24 0|; la Russie montre Tanalogie de sa situation sur la

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