‹ Les chemins de fer russes de 1857 à 1862Chapitre 85 sur 155 · MAIN-D'ŒUVRE · texte numérisé non relu

MAIN-D'ŒUVRE

Il n'entre pas dans }e plan de cet ouvrage de faire une élude complète de l'agriculture de la Russie. Nous uous conlenterons de quelques aperçus qui d\iilleurs ne peuvent paraître déplacés lorsqu'il s'agit des chemins de fer russes. C'est en effet sur les produits agricoles que Ton comptait, en 1857, pour alimenler les chemins de fer qui furent alors concédés*. Des quatre grandes lignes projetées, les deux lignes retirées de la concession en 1861 avaient particulièrement le caractère de lignes agricoles, et rajournement qu'elles ont subi laisse dans son étal d'infériorité l'agriculture des régions les mieux douées de l'empire ; car, en Russie, le progrès agricole est tout entier dans le progrès des voies de communication.

Jusqu'à présent l'agriculture russe a suffi tant bien que mal aux besoins du pays; elle produit dans les bonnes années un excédant disponible pour l'exporlalion. Des difficultés de toute espèce, au premier rang desquelles il faut placer l'absence des moyens de transport, retardent le déplacement de ces excédants de production ; aussi il n'est pas rare de voir des différences de prix effrayantes d'un point à l'autre de la

* « Ainsi, moyennant une voie ferrée continue à travers vingt-six gouvernement^, se trouveront reliés : trois capitales, nos principaux fleuves navigables, les centres de nos excédants agricoles et deux ports accessibles presque toute l'année sur la mer Noire et la mer Baltique; l'exportation sera facilitée, les transports et Tappro- ▼isionnement intérieurs seront assurés. (Oukase du 26 janvier 1857.)

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