CHAPITRE VII
Questions médico-légales et de Jurisprudence
Nous avons dit que la Processionnaire du pin était considérée à Rome comme un poison très dangereux. D’après Borckhausen, les empoisonneurs mettaient des poils du mi-
roir dans la boisson de leurs victimes. Ce procédé devait être
fréquemment usité, car on en vint à promulguer une loi contre les « Pityocampæ propinatores ». Il était rigoureu-
sement défendu aux droguistes de délivrer à la légère de
la ciguë, de la salamandre, de l’aconit, des chenilles du pir, des buprestes, de la mandragore et des cantharides (Justinien). | k | Fe
On sait que les poisons jouèrent encore un rôle important dans l’histoire publique et privée du xvr* siècle. Wickersheimer (r) rapporte que les cantharides, les buprestes, le venin des reptiles et des insectes servaient aux empoisonneurs à perpétrer leurs forfaits; mais il n’est pas spécialement fait mention des chenilles.
Actuellement, un pareil procédé paraîtrait enfantin, mais l'ingestion d’une chenille venimeuse peut se produire accidentellement. On cite des dormeurs qui ont avalé des hymé-
(1) La médecine et les médecins en France à l'époque de la Renaissance (Thèse de médecine, Paris, 1904-1905, p. 496).