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Feet A Dr "457 re 1 | | OBSÉRVATION XV PARAZOLS- RSS à Bordeaux, 1895- 96, P. 48):
MANS D. Est allée passer quelques semaines à Arcachonplage. Elle a fait quelques excursions dans les bois de pins avec sa famille. Quelques jours avant son départ d'Arcachon, elle fit
une dernière promenade dans les bois entourant la ville d'hiver.
Son petit garçon qui l’accompagnait, s’amusa avec un bâton à
soulever la poussière du: chemin. Une heure après environ,
M"*° D... ressentit une légère cuisson dans les jambes et dit aux gens qui étaient avec elle que dyEMe bête l’avait probablement piquée..
Le soir, elle fut prise de violentes démangeaisons dans les deux jambes. Elle les examina et constata que le mollet et le cou-
de-pied étaient rouges et tuméfiés. La démangeaison fut un peu
calmée par le grattage. Le lendemain et le surlendemain, elle ressentit encore à la même heure des démangeaisons violentes, mais elle constata que l’éruption n'avait pas pris plus d’étendue. Elle mit sur ses jambes des compresses d'eau fraiche et d'eaude-vie camphrée sans pouvoir calmer le prurit.
Enfin le cinquième jour le prurigo ne se° manifesta plus. Aujourd’hui, c’est-à-dire huit jours après Îa cessation de tout prurigo, on constate sur les mollets et les cous-de-pieds de légères excoriations dues au grattage. Enfin, la malade dit ressentir des
douleurs sourdes dans les deux membres inférieurs.
OBSERVATION XVI (Comme ci-dessus, p. 49)
M. P.., 12 ans, était allé s'amuser, le 17 mars 1895, dans un petit pic de pins que nee son père sur les bords de la Méditerranée.
Il présentait sur les mollets, qu’il avait nus, une éruption erythémateuse, accompagnée de petits points rouges disséminés et
de papules urticariennes, plus agées abé le tissu He.
En passant la main, on sent, au Aieau de ces taches blanches, : une espèce de ressaut produit par lé élevure « en plateau de la parue
urticarienne. | ÿ Ces parties affectées sont le siège pe vives démangeaisons qui font que l'enfant se gratte tout le temps. | ib
Nous lui fimes frotter fortement les jambes avec du persil ; au -
bout de deux heures, toute démangeaison avait disparu, et l'érup-
tion ne se montra plus les ue suivants.
. OBSERVATION XVII FRÈècHE, Chef de clinique des maladies de peau |
(in thèse Parazols-Danoy, p. 49)
M”° M, 28 ans, a toujours joui d'une bonne santé: elle à toujours vécu dans le Lot-et-Garonne, sauf depuis quatre ans qu’elle est venue s'installer à Arcachon. Elle ne s'occupe pas des travaux du pays, faisant simplement son ménage, mais elle vit de la nourriture de l'endroit: poissons, huîtres, moules. Elle prend tous les jours des bains de mer pendant la saison.
Jamais ce régime n’a produit chez elle d’urticaire.
Il y a’‘trois ans (elle ne sait pas déterminer au juste l’époque), elle traversa la forêt de pins maritimes pour aller faire ses provisions. Elle fut prise, à son retour chez elle, d’une crise de démangeaison suivie d’élevures urticariennes. Cette crise dura deux heures environ et la malade n'y fit presque pas attention, ne s’en préoccupant pas autrement. Mais elle remarqua, par la suite, que, chaque fois qu ‘elle traversait la forêt, les mêmes phénomèênes apparaissaient. Quelle que soit la saison, si elle traverse la forêt de pins,’ l'urticaire apparait. Il existe des élevures de la
‘grandeur d'un haricot à celle d’une pièce d'un franc, siégeant
sur la face externe des bras et des cuisses. Le prurit est très vif et dure une heure ou deux environ. La malade s’abstient à ce moment (août 1895) de traverser la forêt de pins. Lorsqu'elle
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passe sur la lisière du bois aucun phénomène n'apparait. La ma- 4 il lade n’est pas nerveuse.