SCÈNE PREMIÈRE
PAMPHILE, «eu l. — Il est étendu tur le banc du cocotier, et chante en dormant.
m Et l’on en revient toujours a A sa première indinatioo. »
V’ianl... ale! gredines de moustiques!...
on ne peut pas dormir douze heures de suite tranquillement dans ce gueux de pays!... v’ianl... et c'est toujours à mon nez qu'elles s’attaquent !... on dirait un morceau de sucre candi... Il y a deux circonstances où les nez de carton sont bien utiles... dans le carnaval et dans le Pérou. . . ( Se levant et venant fur le bord de la seine.) Je faisais un rêve délicieux... je rêvais à la rue de la Huchette, n" lft, au septième.,, je mangeais
I des crêpes avec Grenouillette, mon premier sentiment... C'était sous le règne du tyran... ma belle patrie ne jouissait pas encore de la chose publique . . Et aujourd'hui me voici i douze cent mille kilomètres environ de la rue de la Huchette, m’embêtant à six francs par tête... loin de toute habitation, et vivant seul ici avgc un maître fort riche, une espèce de Robinson qui n'a que moi pour compagnon, pour confident, confiance qui m’nonore et dont j’abuse d’une façon atroce...
(Remontant.) Ah ça, il est parti pour la chasse au petit jour... est-ce bête ces chasseurs!... Et il ne revient pas!... (5e recouchant tur son banc. ) Et mon estomac m’adresse des inlcrpellalionsassez énergiques I. .. (Coup de feu en dehors.) Ali! enfin, le voici!... pourvu qu'il ait étrenné I...
LES CHERCHEUSES D’OR