SCÈNE VII
Les Mêmes, MISTRESS.SHEPl’ARD.
■ I ST a ES S SHEPPARD, eatraui tume du .Jour homme*.
Je vous dis que Jack est ici, et que je veux le voir.
JACK, t put.
Ma mère!
1 l'runnnccz ail*.
* l'reoiMKet 4/inr
JONATHAN, I part.
Mistress Sheppard!... à merveille... (m,i.) Fermez les portes! (a pan.) Je vais éclaircir mes doutes! (mut.) Que voulez-vous? que demandez-vous?...
Jonathan, jn viens vous demauder mon fils.
(Il ■« retourna et m ver»* à bain.) JONATHAN.
Votre fils, mistress Sheppard : me l'avez-vous donné à garder?
MISTRESS SHEPPARD
Je sais tout. Hier soir, j’ai vu monsieur Wood; il m'a dit qu entraîne par vous dans les plus mauvais lieux de Londres, mon fils Jack avait enfin débuté dans la carrière du crime; que, non-seulement voleur, mais lâchement perfide , il avait fait retomber sa f aute sur une tète innocente, et qu'enfin il avait été enfermé dans la prison de Saint-Gilles... Toute la nuit, j’ai couru, j'ai rôdé autour des murailles, essayant d'attendrir par mes larmes les gardiens de la prison... Peine imi. tilel... et j'allais, exténuée de fatigue et brisée par le désespoir, demander à la mort un refuge contre mes douleurs, lorsque, tout à coup, autour du moi, le bruit circule que Jack s’est échappé. Où voulez-vous que se réfugie un évadé des prisons, si ce n'est ici... dans eus lieux funestes, dans ces antres du crime que je connais trop bien, hélas! et dont vous êtes, vous, Jonathan, te chef suprême, le maître tout-puissant.
JONATHAN
Bluskinet... présentez Jack Sheppard & sa mère.
(Lw Chevalier* s’écartent et mtetresa Sheppard voit ion Cl* au» à U Uble dt droit*, buvant et DMayani d'allumer une pipe.; MISTRESS SHEPPABD.
Mou fils!... c'est toi... Ah! je te retrouve, enfin!... Oh! je l’ai bien cherché!... Jack, mon enfant, viens, viens, mismoi ! et ne remets jamais les pieds «tans ces carrefours tachés «le sang, où sont encore marquées les traces de ton père!
(hA regard* m mire avec une terreur mAtij* de tendre»!*, puis, rencontrant les jsui de Jonathan fiié« sur lui, il reprend U phyaiuuvnii* <t« t'iwsse.j
JONATHAN. •
Eh bien ! Jack, que répondras-tu?
JACK, feignant I lire**.
Bonjour, ma chère mistress Wood.
MISTRESS SHEPPARD
Jjick! mon enfant!... Grand Dieu!... Ah! il est trop tard!., Jack... réponds-moi ! regarde-moi!... c'est ta mère... qui te l-ai le et qui le tient dans se* bras!... ce sont scs larmes qui tombent sur ton front! (sa reumnnai *er» juu>iii*o.| Ah! je savais bien que vous étiez le démon de ma vie... mais quels sont donc vos desseins? quelle œuvre sinistre accomplissez- vous sur nous doux? que vous ai-je fait? que vous a-t-ii fait, cet enfant?... Ali F mon fils! mon fils bien-aimé, reviens à toi!... je suis à tes pieds, j'embrasse tes genoux... je pleure !... N’ajoute pas un désespoir à mes douleurs... ne me prive pas «lu seul bien qui me reste... reconnais-moi!... reconnais U mère!
(Jack, uoo MCondn f»i», ta pour t'élancer au cou da aa mira; ma» Jonathan etl ratlA devant lui «I l’obaorvo.)
JACK, Jouât l'intM,
J'ai soif, ma bonne mistress Wood.
MISTRESS SHEPPARD, «tac doalenr.
Oh!...
JONATHAN
Son père était ainsi, mistress; l'ivresse du gin en faisait une brute inerte et sans àme.
(I! remonte on peu ver» 1* fond.) MtSTHESS SHEPPARD.
Oh! le gin! boisson faite avec le feu de l’enfer! le gin! sombre génie! dieu de la misère et frère de la mort!... C’est le gin, Sheppard, qui a conduit tou père à Tybura!... c’est le gin qui sera le complice de cet homme!... c'est par lui que cet
homme accomplira la sinistre prophétie toml*éc de sa bouche sur ton berceau. Viens, mon enfant, viens! je me sens la force de t'emporter dans mes brus!
(Elle veut, en effet, l'attirer à elle, mais Jonathan la repensa* et »e net entre elle et Jack.)
JONATHAN
Allons! arrière! c’en est assez!... nous n'avons pas le loisir d’écouter vos jérémiades.
MISTRESS SHEPPARD
L&issez-moi, laissez-moi !... il est impossible qu'il ne in'entende pas, qu'il ne me reconnaisse pas à mes cris!.*.
JONATHAN
Lui? (a part.) Si lu sais mon secret, je te forcerai bien \ te trahir, (mut.) Lui, inbtress Sheppard, mais il est tellement ivre que si jo voulais, car vous êtes encore très-belle, et vous nie plaisez toujours, eh bien! si je voulais, je vous embrasserais impunément devant lui.
(11 vaut la prendre dam an* fera*, «lie «'échappe «a potusaut un cri.)
ACK, w Huai «i poaittM u« ert d« rage.
Ah!... (P*!* Ch»nt*»Ol tO«l A coup d* IBB «| BB «..Bd «Ul d»
cire.) Ah f ah! ah! ah ! ah! il a embrassé mistms Wood)
M I STRESS SHEPPARD.
Jack! on insulte ta mère...
JACK
Il a insulté mlstress Wood... il a Insu)..* Ah! je ne veux pas qu’on insulte miskess Wood, moi; je l’estime, moi, je la respecte, moi, je... (•• «u«m« »«« m «•*»« q«< b# te wi j*i) je l'aime, moi, mbtress Wood! Allez-vous en d’ici... parlez, mistress Wood... partez... et si quelqu'un ose encore s’approcher de vous.... (Avec fore».) Ah! sur mon Ame! sur ma vie... (Binai pr«o 4 ra le p<iiai*i qui «*t asr i* ut>w) je lui fais faire connaissance avec ce petit llageoleLlà. (a «happant.)
Adieu, ma bonne mislre^s Wood-
MISTRESS SHEPPARD
Oui 1 oui!... je te quitte! jo t’abandonne! toi qui as laissé outrager ta mère!..*
(Ella tort suivi*? du tou*, excepté de Jonathan, qui demeure Us ysui s (Uéa sur Jack Sheppard, qui reste eiterré.)