‹ Les chevaliers du Brouillard drame a grand spectacle, en cinq actes et dix tableauxChapitre 84 sur 101 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LOUISON, d'abord t«olc, poil LOUISETTE.

(a* lever d« rideau, Louiioa met la dernier* maio « une robe. Son aiguille mi censée «e casier. )

I louisor . Allons, bon! (Appelant.) Louisette! Louisette I LOUISETTE, entrant. Qu'y a-t-il |»etile MEUT?

louison. Vite, vite, une aiguille, la mienne vient de se casser.

l.nUisETTE, en prenant une tout enfilée à ton coruçe et la lui doonant.

Il valait bien la peine de nie déranger... Juste au passage le plus intéressant, un roman superbe! J'allais savoir si M. Oscar était le bis d'un agent de cliauge ou d’un marchand de peaux de lapin.

louisor. Grande paresseuse, tu ferais bien mieux de m'aider à finir cette robe.

’ loiisljte. Que veux-tu Y c’est plus fort que moi: la lecture me casse bras et jambes. Il est si farce ce M. Paul de Cock. Il n'y a pas à dire, c'est mon bouuue, nous étions faits pour nous eu tendre.

COUFLETS.

Zon, ion, (ou

Je suis saut façon,

J Aime b chanson Que le rire Inspire.

Zon, ton, ton,

Pleurer? à quoi bonf Zon, ton, tou,

Voilà ma chanson!

Eo fait d’endroit bien fréquenté, La! parlet-moi de Romainville,

La pain’ du lapin sauté;

Le poulet, c’est bon pour la ville, Uu liipm sauté c'est si bon!

Avec des oignons Et des champignons,

Zon, ion, zon, etc.

Sans compter que le* amoureux, Le long du bois «vee mystère, Peuv’nt se promener dem à deux Les parent» suivent par derrière.

St promener, ah I c'est si boa I

LE ROI ROIT.

Sur le frai* gazon Quand vient la saison.

Zou, ton, ion, etc.

louison. Avec tout ça, je parie que tu n'as encore rien préparé. Ces messieurs vont venir pour tirer les rois et...

louisette. Bah! M François, ton prétendu, me donnera un coup de main; il est si gentil, monsieur François, si prévenant, si... Tu l'aimes bien, pas vrai, Louison?

louison. négligemment, ('/est un brave garçon; il n'est pas beau, ioniser»:, «vte feu. Par exemple! Je le trouve superbe : des cheveux Crises, le teint brun, de la barbe jusque-là; le rêve de toute ma vie! Et quelle poigne! Te rappelles-tu, mercredi dernier, les trois pierrots qui me faisaient des misères dans la rue? Leur a-t-il flanqué une volée, hein? Il a pris celui qui avait on lorgnon, et il a tapé sur li s autres avec. C'est crâne, ça ?

louison. Mon Dieu! à sa place, M. Strudoux, ton futur, en aurait fait autant.

louisette. Je l’en souhaite... il faut des muscles pour ça...

„ peuth!... il est mignon comme une demoiselle.

louison, *«« feu. Et distingué, donc ! Toujours de* sous d'pied et des chemises de couleur. Le rêve de toute ma vie! Dame! il n'est pas armurier comme M. François.

louisette. Non, il est apprenti pharmacien.

louison. En joli état. Tu seras pharmacienne, (nie s., U pir«.) louisette. Puis je n’aime pas son nom... Sirodoux... louison. Tu es difficile.

louisette. Parlez-moi de François, voilà un nom qui ronfle. louison. C'est bien commun.

louisette. A preuve, François l* r qui a gagné la bataille de Pavic! eu Espagne... rien que ça .. fors l'honneur. Cite-moi donc dans l’histoire de France un Sirodoux qui oit gagiu: quelque chose. *

louison. Enlin, n'importe, ces messieurs vont venir cl rien ut | sera prêt.

louisette. J’aurais pourtant bien voulu finir mon troisième ï volume.

louison. Ta, La, la, ta, ta, à l'ouvrage, Mademoiselle. louisette. Il est si poétique, cc M. Paul de Cock.

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