‹ Les Chevaliers du LansquenetChapitre 2 sur 30 · GEORGES. — JULES DE NODËSMES · texte numérisé non relu

GEORGES. — JULES DE NODËSMES

{Jules, en robe de chambre comme SE, dEnlragues^ porte un paniaUm àlpiedê de cachemire blanc^ et det pantouffiei turques, U fume.)

JULES (serrant la main de Georges).

Bonjour, mon ami.

GEORGES

I>éjà levé, mon cher vicomte?

JULES (souriant).

Oh ! depuis plus d'une heure ! Je n'ai pas encore perdu mes bonnes habitudes de campagnard. (Il s'assied.) Que pensez-vous de notre nuit? quant à moi, elle m'a causé une vive impression qui n'est pas effacée encore. GEORGES (avec une indifférence affsctée). J'en ai tant passé de semblables dans ma vie, que Je trouve qu'elle ressemble à toutes les autres.

JULES

Vraiment t

GEORGES

Soirée de femme galante, mon cher Nodèsmes, c'est tout dire : vous saurez cela plus tard.

Mais etlteione Md qui mm 9l eenté irk si iMnreilleuse histoire ? cette Perdita ?..,

CoflHttBail Is trewrei-v<N» f

D'une beauté spiendidel #iiiie b6»vté que jusqu'à ce jour je n'avais jamais efitrevue, même en songe.

GEORGES

Poète que vous êtes! quel enthousiasme! N'allez-vous pas devenu HuiinteBMii amomenx de» gnnâs yeux noirs de cette ex-chanteuse?

JOtÉS.

Soyez tranquille, mon ami : de l'admiration à L'anAur il y a loin encore ; mais je n'ai pu me défendre, je l'avoue, d'une vive émotion à l'aspect de cette femme... Si jeune: si belle ! avoir tant souffert ! Quel récit, mon cher i il n'est (,as un des fibres de mon àme qu'il n'ait &it vifaner. Gomme son caractère est noble i son âme fière et loyale! Gomme eUe reste honnête et droite au milieu du viee. et de la débauche où la destinée Ta si fatalement poussée ! Pauvre femme ! pauvre feoune l

GEOBGSS (riant aux écUtisJ

Parfait! délicieux! Gomment, vous avez donné là dedaml Oh! c'est trop fort, mon cher Nodêsmes! Je ne vous aurais pas» sur mon honneur» cru capable de vous laisser prendre ainsi dans un piège...

JULES (étonné.)

Que voulez-vous dire, mm s»t?<

Gwmàm (i^awt i9Kjmir»).

Gomment, avec votre mpûi fà pènélraHiit» »vee votre

ÏM GHBYÀI.IEaS DO LARSQOBNIT. 9

tact si fin, vous n'avez pas vu que nous avions afiiaiire à une monteuse de coups, à uneifonqmste de première force T

JULES

Une banqmstef

GEORGES

Eh ! pardieu oui! Vous n'avez pas deviné que cette histoire mirobolante, assez habilement fabriquée du reste, était ttn^ ficelle, passez-moi l'expression ; une petite rouerie mise en usage par cette créature qui débute à Paris, pour faire de l'cifet, pour se poser? Une vie agitée, une existence romanesque, bizarre, aventureuse, cela donne à une femme quelque chose d'excentrique qui la met en vogue tout de suite... Vous n'avez pas vu cela, vous! d'où je conclus, pardonnez-moi cette franchi^, que vous êtes encore, mon ami, plus campagnard que vous ne le supposez...

Mais cette enfant perdue. . . ?

GEORGES

Fille de quelque portière de la rue Goquenard ! •

JULES

Mais ce vieillard polonais ! ce Staroste !

GEORGES

Imagination pure I

JULES

Mais ce comte de Fly ?

GEORGES

Personnage fantastique t

JULES

Mais ce nrocès de Munich?

tO s» «HTiâilKlIS N UJISfinBflT.

Et ce cachet armorié?

Acbdé tout inprès cbez un isarcband âe bric à lirac tie là tue du Ve»^ du 4ii ^[uat des Orlèvres.

iVUS.

iUaÉ cet évmdttis3Mieiit sslsît et fsckmfj/L..

Ctfai^4e iJH^re oisUgè et finaU anqfuel je ne 5^ a jpM biaBé freodfe^ (iiie je sais ioméinÉetteiil pMi, iMkme tene ayea |m le voir.

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