‹ Les Chevaliers du LansquenetChapitre 3 sur 30 · J0US · texte numérisé non relu

J0US

iUe iwtt ne erey et é(Hrc rîea f

GEORGES

A fort peu de chose, et moins qu'à tout le reste aux Hgénieux malheurs des femmes Itères qak ¥eul^ se faire passer pour vertueneeSy incomprises, innocentes et persécutées ! Laissons cela aux mélodrames» mon an» et au public crédule et moral du boulevard du Temple.

1ULE&,

Ceorges! Georges, vous me désenchantez !

GEORGES

J'en suis fôché, mon tresser; mais puisque je vous irois en danger d'être dupe de <^adeur, je me cisois en conscience obligé de vous ouvrir les yeux.

JULES

Pourtant cette femme a une angélique expression ùt. Yérité dans le regard ; une franchise siagutière dans la

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parole : Tîntrigue et le mensoBge n'ont pas ces apparences.

GEORGES {inmi^iemenV.

Vous y tenez? soit : n'en parlons donc plus. Croyez, mon ami; croyez tout ce qu'il vous plaira. Je suis prêt à convenir avec vous que cette Perdlta est un ange de vertu» un ange de pureté et d'innocence même, au besoin» malgré le Staroste, malgré l'étudiant Stéphen, malgré Son Altesse le prince Fi'édéric, malgré ce digne M. l'Amour, et malgré enfin le général baron Carol, actuellement gé* rant de la société en commandite Perdita et Cie.

Vous vous moquez de moi, mon cher ami; et vous avez peut-être raison... parlons d'autre cbose.

GEORGES

Tdon^rs... voulez-vous un cigare! le vêtre a Tair détestaMe, ^ je ne me trompe.

JULES

faeoepite. (il jette dans la cheminée le reste de son dgare eî prend célm que Georges M présente.)

(HÊ&mmit de silence. Monsieur d'JÊ^niragues est rêveur; Sfdes imme m fmmnt),

GEORGES

 propos, mon cher Noéèscues, n'avez-vous pas perdu quelqu'argent hier soir?

JULES

0«i, et je venais jnsiemant pour ir)us parler wssi de cette perte : je suis fort contrarié, et même, entre noaç^ assez embarrassé.

GEORGfiS.

Contrarié! embarrassé... pourquoi?

a LES CHEVÀLlEUâ DU LANSQUENET.

JULES

J'ai perdu mille louis sur parole.

GEORGES

Eh bien ! mille louis pour vous, c'est une bagatelle, et pourvu que vous acquittiez cette dette dans les vingtquatre heures, personne n'a rien à dire. Â qui devez vous cette somme ? je n'ai pas vu contre qui vous l'aviez perdue.

Au prince Krakopoulof.

GEORGES

Un homme charmant, mais très-formaliste, très à cheval sur les règles... il faut de toute nécessité le payer avant la fin de la journée.

JULES

Voilà justement ce qui m'embarrasse : hier mes arrangements de maison ont été terminés, j'ai demandé les mémoires des ouvriers, et comme j'ai les dettes en horreur, j'ai distribué tant d'argent à droite et à gauche, que mon crédit chez MM. Delamarre Martin Didier est prèsqu'épuisé : or, ne m'étant pas mis encore en mesure de le renouveler, je me trouve aujourd'hui ne pas avoir à ma disposition ces diables de mille louîs.

GEORGES

C'est fâcheux ! très-fâcheux.

JULES

J'avais un peu compté que vous pourriez me prêter cette somme.

GEORGES (à part.

C'est le ciel qui vient à mon secours! (haut) vous prêter cet argent, mon cher vicomte ? personnellement, je ne le

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puis en ce moment, parce que tous mes capitaux sont engagés dans les chemins de fer, et qu'il faudrait au moins quarante-huit heures pour réaliser ; mais il me sera facile de tous faire prêter cette «omme par un tiers.

Aujourd'hui?

Bans une heure.

Et par qui ?

GEORGES

lEtES.

GEORGES

Par Salomon, ce bijoutier chez lequel je vous jai mené l'autre jour. C'est un honnête homme : sur ma recommandation il ne TOUS prendra que cinq pour cent.

JULES

Q je faut-il que je fasse pour cela ?

GEORGES

Signer tout simplement vingt mille francs d'acceptations que je lui porterai. (Georges sonne; son domestique entre J

GEORGES (au domestique).

Allez au plus prochain bureau de tabac, et apportez quatre timbres de cinq mille francs chacun. Surtout ne vous amusez pas en chemin.

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